Podcast Sports Lucides Hors-série: L’étique du sport #1

Et oui, un petit podcast sérieux qui porte à réflexion. Comme quoi on est capable d’avoir des discussions sensées lorsqu’on ne parle pas de Fantasy Football. Marc-André à l’animation avec comme invités le prolifique David Wells (non, pas l’ancien gauché des Blue Jays) ainsi que notre vétéran de SportsLucides Pascal!

Bonne écoute! On attend vos commentaires!

 Télécharger ici

NCAA: Les demi-finales de championnat

Il est enfin temps de mettre de côté tous les bowls avec les noms bizarre et les matchs excitants de fin de saison pour se concentrer sur ce qui est vraiment important, le championnat national de la NCAA. Le 1er janvier, les 4 meilleures équipes de la ligue vont s’affronter pour avoir le droit de jouer lors du championnat national le 8 janvier prochain au Mercedes-Benz Stadium en Géorgie. Je vous propose une analyse en détail des forces en présences et bien sûr, je vous offre mes prédictions pour ces deux matchs enlevants.

Rose Bowl : #3 Georgia vs #2 Oklahoma, 5:00 PM, Pasadena, Californie

Le Rose Bowl a toujours été mon bowl majeur favori à cause de la tradition et de l’affrontement classique Big Ten vs Pac-12. Par contre, cette année le Rose Bowl est l’hôte d’une des demi-finales donc ce sont les équipes #2 et 3 qui s’y affrontent. Nous avons les champions de la Big-12 et de la SEC qui tenteront de poursuivre leur lancée jusqu’au championnat national. Des deux côtés, ce sont de jeunes entraîneurs-chef qui se disputeront ce match. Du côté d’Oklahoma, Lincoln Riley est le plus jeune entraîneur chef d’un programme division 1 à 34 ans. C’est également seulement sa première année à titre d’entraîneur-chef. Il succède au légendaire Bob Stoops qui menait les Sooners depuis 1999 et avait amené un championnat national à l’école. Riley ne semble pas intimidé du tout et en tant que coordonateur offensif, il semble en parfaite maîtrise de son offensive et ses joueurs semblent bien l’apprécier. Oklahoma a fait un judicieux choix pour succéder à une légende et garder le programme au sommet de la NCAA. Du côté de Georgia, Kirby Smart, à 42 ans, termine sa deuxième année à Georgia, son premier travail d’entraîneur chef. Ayant passé les 7 dernières années aux côtés de Nick Saban en tant que coordonateur défensif, il démontre tout son savoir-faire avec la talentueuse équipe de Georgia. La défensive inspire la puissance d’Alabama en n’accordant que 13.2 points par match. C’est donc un affrontement force contre force alors que la puissante attaque d’Oklahoma se frotte à la dominante défensive de Georgia.

Lorsque Oklahoma a le ballon

Si vous ne connaissez pas le nom Baker Mayfield, vous n’avez pas écouté beaucoup de football de la NCAA cette année. Le quart-arrière de dernière année a gagné le trophée Heisman au début du mois et il semble être complètement impossible à ralentir.  Ses statistiques sont tout simplement ridicules (4360 verges, 41 TD, 5 INT en plus de 430 verges et 4 touchés au sol). Il est un leader intense et un compétiteur féroce. Sa capacité à sortir de la pochette et improviser est hallucinante. On peut le comparer à un Johnny Manziel mais avec une bien meilleure tête de football. L’offensive d’Oklahoma est une machine très bien huilée qui possède plusieurs joueurs dangereux. Par la passe, le receveur Marquise Brown a attrapé 49 passes pour 981 verges et 6 touchés cette année. Il est très rapide et peut faire mal à une défensive avec un gros jeu. Il ne faut pas oublier l’ailier rapproché Mark Andrews. Il a contribué lui aussi avec 908 verges et 8 touchés. Ces deux joueurs seront à surveiller si Georgia espère ralentir Mayfield. Au sol, Oklahoma compte sur deux porteurs pratiquement interchangeables. Trey Sermon et Rodney Anderson ont une moyenne par portée identique de 6 verges. L’offensive des Sooners ne semble pas s’appuyer sur un en particulier mais les deux offrent vitesse et puissance pour appuyer Mayfield en situation de courts gains et garder la défensive de Georgia honnête. La ligne offensive des Sooners contribue à leur succès grâce entre autres au bloqueur à gauche Orlando Brown. Le géant de 6’8 345 livres a obtenu les honneurs All-American cette année et est considéré comme un des meilleurs joueurs de ligne offensif dans le prochain repêchage de la NFL.

En défensive, Georgia espère contrer cette attaque avec un All-American à eux, Roquan Smith. Le numéro 3 a connu une saison de rêve ce qui lui a permis de terminer 10eme dans les votes un Heisman, une catégorie où l’on ne voit que très rarement des joueurs défensif. Avec ses 117 plaqués et 7 sacks, il est l’homme à tout faire des Bulldogs. Par contre, il est loin d’être seul. La défensive de Georgia est composée entièrement de joueurs de troisième ou quatrième année. C’est donc une défensive expérimentée et mature et cela paraît sur le terrain. Il est très rare de voir des pénalités stupides ou des assignations manqués. Ajoutez à cela le talent pur et la robustesse de cette défensive et vous comprendrez le challenge qui se dresse devant Oklahoma. Baker Mayfield n’a pas fait face à une défensive de ce calibre cette année mais Georgia n’a pas vu d’offensive aussi dangereuse non plus. Ce sera donc un très beau jeu d’échecs entre les deux coordonateurs.

Lorsque Georgia a le ballon

Cet affrontement est l’opposé alors que les deux équipes ont des unités plutôt ordinaires. Néanmoins, je crois que la clé du match réside dans la capacité à courir de ballon de Georgia. Les Bulldogs possèdent trois dangereux porteurs de ballon. Nick Chubb, Sonny Michel et D’Andre Swift ont courus pour 2772 verges à eux seuls. S’ils ont du succès, Georgia sera en mesure de ralentir le match et limiter le nombre de possessions de Baker Mayfield. La défensive d’Oklahoma n’est pas mauvaise mais n’épate pas non plus. Ils se classent 52eme pour les points accordés avec 25 points par parties et accordent 144 verges au sol par match.  Ils devront être très physiques car je crois que Georgia n’arrêtera pas de courir s’ils ont du succès. À l’opposé d’Oklahoma, leur quart-arrière en est seulement à sa première année. Bien qu’il soit bon, Jake Fromm n’est pas prêt à mettre l’équipe sur son dos dans un match de cette envergure. Il devra faire quelques passes importantes mais il doit se concentrer à éviter les revirements et bien gérer le match. Si Oklahoma est en mesure d’arrêter le jeu au sol, portez attention au numéro 31 Ogbonnia Okoronkwo qui a 9 sacks cette année. Il sera en mesure de mettre de la pression sur le quart adverse.

Prédiction

Baker Mayfield est en feu cette année et je ne crois pas que la défensive de Georgia a la vitesse pour l’arrêter. Néanmoins, l’offensive de Georgia sera en mesure de contrôler la vitesse du match avec le jeu au sol et cela aura pour cause de rendre chaque possession très importante. Je prédis donc un match très serrée.

31-28 Oklahoma

Sugar Bowl : #1 Clemson vs #4 Alabama, 8 :45, Nouvelle Orléans, Louisiane

C’est la troisième ronde de ce duel épique entre les deux programmes les plus dominants des dernières années. Alabama a fait parti des 3 derniers College Football Playoff et est sorti vainqueur d’une de ces séries. Une des deux dernières défaites a été aux mains de Clemson dans l’incroyable match de championnat national de l’année dernière. Alabama se retrouve dans l’inhabituelle place du négligé malgré le fait que les paris favorisent le Crimson Tide par 3 points. Selon moi, Clemson a connu une bien meilleure saison que Alabama. Leur seule défaite est une erreur de parcours contre Syracuse mais le reste de leur saison est sans faille et ils ont couronné le tout avec une domination de 38-3 lors du match de championnat de conférence de la ACC face à Miami. Pour Alabama, les choses allaient parfaitement jusqu’au classique match du Iron Bowl contre Auburn le 25 novembre dernier. Ce match avait pour enjeu d’aller au championnat de conférence de la SEC. Alabama a offert une mauvaise performance et se sont incliné 26-14 pour ainsi manqué leur championnat et ont tombé du numéro 1 au numéro 5 dans le classement du comité. Alabama semble être dans les bonnes grâces de ce comité de sélection car malgré leur semaine de congé, ils ont réussi à supplanter deux champions de conférence en Ohio State et USC. Cette controverse a fait couler beaucoup d’encre mais la décision est prise et Alabama a maintenant la chance de donner raison au comité et battre Clemson.

Du côté des entraîneurs, c’est vraiment la crème du football collégial américain qu’on retrouve. Nick Saban n’a plus besoin d’introduction, il est maintenant une légende. Du côté de Clemson, Dabo Swinney, un natif, ancien joueur et assistant entraineur d’Alabama, a connu une montée fulgurante au cours des dernières années. Clemson est passé d’une équipe de milieu de peloton de la ACC à une des équipes dominantes à chaque année. Depuis 2011, les Tigers n’ont pas connu une saison de moins de 10 victoires et ont 5 victoires consécutives dans les bowls d’après-saison. Derrière le joueur étoile Desean Watson, Clemson a su tenir tête et battre les puissances de la NCAA et s’installer comme champion en titre défendant. Voyons les forces en présences de plus près.

Lorsque Clemson a le ballon

Comment mentionné plus haut, Desean Watson a fait la pluie de le beau temps pendant 3 saisons à Clemson, les menant à deux finales de championnat national. Ceux qui suivent la NFL ont pu voir l’impressionnant jeune homme à l’œuvre cette année avec les Texans avant de malheureusement subir une blessure au genou mettant fin à sa saison. Clemson tente donc de remplacer cette étoile avec l’étonnant Kelly Bryant. Le nouveau partant a très bien fait cette année avec 25 touchés combinés et 7 revirements. Il a démontré une belle progression au courant de l’année et est dangereux par la course, ce qui est essentiel pour un quart-arrière de l’offensive de Clemson. Il a couru 149 fois cette année ce qui est vraiment beaucoup pour un quart-arrière. Alabama devra le contenir pour ralentir l’offensive. Du côté des porteurs, Travis Etienne est le plus explosif avec une moyenne de 7.2 verges par portée. Il possède la vitesse pour aller jusqu’au bout à chaque jeu. Au poste de receveur, Deon Cain est considéré comme un choix de deuxième ronde au prochain et offre une grande cible à Bryant.

Pour la défensive d’Alabama, c’est business as usual avec la meilleure défensive statistique au pays. Ils n’accordent que 11.5 points par match, un exploit. Par contre, lorsqu’on regarde la fiche d’Alabama, ils n’ont pas affronté d’offensives dominantes. La SEC manque vraiment de talent offensif cette année donc Nick Saban devra préparer ses joueurs à faire face à plus de vitesse qu’auparavant. C’est d’ailleurs ce qui est problématique chez Alabama lorsqu’ils font face à des équipes de conférence où les offensives spread font la pluie et le beau temps. Dans la SEC, le jeu physique au sol est la priorité et il est pratiquement impossible de battre Bama à ce jeu. Le front défensif est tout simplement trop puissant. Par contre, lorsqu’une équipe utilise le terrain au complet et force Alabama à courir de façon horizontale, les choses se gâtent.  L’année dernière, Clemson avait amassé 511 verges offensives lors du match de championnat, 550 l’année d’avant contre Clemson encore et 537 il y a 3 ans contre Ohio State au Sugar Bowl. Les défensives d’Alabama ont de la difficulté à ralentir une offensive rapide. La tertiaire d’Alabama possède deux choix de première ronde en Minkah Fitzpatrick et Ronnie Harrison. Ces deux demis défensifs sont exceptionnels et devront être en mesure de causer des revirements afin de donner une bonne position de terrain à leur offensive. Les secondeurs d’Alabama ont été terrassés par les blessures cette année ce qui a vraiment paru contre Auburn alors que le porteur Kerryon Johnson n’a eu aucune difficulté à courir lors de ce match. Nick Saban espère avoir quelques partants de retour afin d’améliorer la défense au sol.

Lorsqu’Alabama a le ballon

Le quart-arrière de deuxième année Jalen Hurts avait impressionné l’année dernière. Alabama n’avait jamais eu un quart si athlétique. Sa deuxième année a été beaucoup moins impressionnante. On ne peut pas dire qu’il a été mauvais mais on dirait qu’il fait du surplace et les défensives ont su s’ajuster. Le jeune quart semble plus hésitant et les gros jeux par la course se font plus rare. Il devra élever son niveau de jeu contre la formidable défensive de Clemson. Alabama est reconnu pour ses porteurs de ballons et cette année ne fait pas exception. Damien Harris et Bo Scarborough mènent la charge avec 1400 verges et 19 touchés combinés. Ces deux porteurs se complémentent bien alors que Harris est un porteur compact mais polyvalent alors que Scarborough est une brute de puissance. Ils auront un gros défi devant eux car Clemson possède quelques monstres de leur côté également.

Je parle ici de Christian Wilkins et Dexter Lawrence. Ces deux plaqueurs défensifs ne laissent aucune chance aux offensives adverses. Wilkins est considéré comme un des meilleurs joueurs défensifs du prochain repêchage et Lawrence, à 6’5, 345 livres, n’en est seulement qu’à sa deuxième année. Comme si ce n’était pas assez, les ailiers défensifs Austin Bryant et Clelin Ferrell ont combinés pour 17 sacks cette année. On parle ici de 4 joueurs qui ont le potentiel d’être repêché dans la première ronde de la NFL. Je crois que cette ligne défensive est vraiment ce qui distance Clemson du reste de la NCAA cette année. Si Alabama espère avoir du succès, ils n’auront pas le choix de trouver des receveurs de passe afin de donner un peu d’espace à leurs porteurs. Le receveur Calvin Ridley est excellent et devra se démarquer face à Trayvon Mullen, le talentueux demi de coin de Clemson.

Prédiction

Alabama gagne lorsqu’ils sont capables de courir au sol. Je crois que les deux plaqueurs défensifs de Clemson empêcheront les porteurs de trouver des brèches et Jalen Hurts commettra quelques erreurs coûteuses. Néanmoins, la défensive d’Alabama sera en mesure de ralentir Kelly Bryant. Je m’attends donc à un match beaucoup plus défensif que par les deux prochaines années.

21-17 Clemson

 

Bowls NCAA : Votre sélection d’après Noël

Après une série de bowls disons ordinaire, il est maintenant temps de passer aux choses sérieuses. La grosse saison des bowls NCAA se situe principalement du 28 décembre au 1er janvier. Lors de ces 4 journées, 23 des 25 équipes du TOP 25 s’affrontent, du vrai bonbon. Dans cet article je vous présente 5 matchs à surveiller lors de ces 4 jours. Je vous donne même le favori ainsi que ma prédiction pour chaque match si vous êtes du genre gambler et voulez miser sur les matchs. Je n’inclus pas les demi-finales du championnat national, j’y consacrerai un article complet la semaine prochaine. Sortez-les restants d’après Noël, allez-vous acheter un 6 pack de votre bière préféré et installez-vous sur votre lazy boy, c’est parti!

Jeudi 28 décembre: 21h00 Valero Alamo Bowl : #13 Stanford vs #15 TCU

On commence avec les deux équipes qui ont perdu leur match de conférence respectif. C’est donc deux équipes qui ont terminé la saison avec une déception qui s’affronte pour un bowl qui n’est pas dans les 6 bowls majeurs. On peut se poser la question si ces deux équipes seront motivés à offrir une performance de qualité. Personnellement, je crois qu’avec les deux entraîneurs de ces équipes, ils seront bien préparés. David Shaw (Stanford) et Gary Patterson (TCU) sont deux des entraîneurs les plus constants de la NCAA. Shaw a pris la barre de Stanford après le départ de Jim Harbaugh en 2011 et offre une équipe compétitive année après année. Les partants NFL provenant de Stanford sont nombreux et semblent toujours offrir un joueur fiable et robuste. Pour sa part, Gary Patterson termine sa 17ème année comme entraîneur-chef de TCU. Il a pris cette petite équipe et l’a menée jusqu’au sommet des puissances NCAA. Reconnu pour des défensives robustes, TCU doit être respecté à chaque année.

Si on se penche sur le terrain, Stanford possède un finaliste au trophée Heisman en Bryce Love au poste de porteur de ballon. Lors du championnat de conférence de la Pac-12, il semblait blessé à une cheville et cela a rendu la tâche beaucoup plus difficile pour l’offensive de Stanford. Avec plusieurs semaines de repos, on peut s’attendre à une meilleure productivité. Du côté de TCU, le quart-arrière Kenny Hill se devra de connaître un fort match. Le joueur de quatrième année a connu une carrière en montagnes russes. Il a débuté sa carrière à Texas A&M mais a décidé de transféré à TCU après beaucoup de compétition au poste de quart. Il est un très bon athlète et est dangereux comme coureur. Comme passeur, il est capable du meilleur comme du pire avec des matchs de 300 verges comme des matchs de 125 verges. Stanford possède une défensive solide donc la tâche ne sera pas facile.

Favori : TCU par 2.5 points

Prédiction : 28-24 Stanford

Vendredi 29 décembre 20h00 : Goodyear Cotton Bowl : #5 Ohio State vs #8 USC

Autre que les deux matchs de demi-finale du championnat national, ce match me semble le plus intéressant. Si vous voulez voir des futures stars NFL, vous serez choyés. Ces deux équipes possèdent un nombre impressionnant de vedettes qu’on verra dans les prochaines années dans la grosse ligue. Ces deux équipes sont les champions de leur conférence (Big Ten et Pac-12) respectives. Ohio State se voit rejeté des demi-finales ayant été boudée par le comité malgré leur championnat de conférence et 3 victoires contre des adversaires du top 15. USC n’était même pas dans la conversation pour les séries malgré une difficulté d’horaire impressionnante. C’est donc deux équipes mal-aimés du comité qui s’affrontent afin de prouver leur qualité.

Quand USC a le ballon, tous les yeux sont sur Sam Darnold, considéré comme un des meilleurs quart-arrières pour le prochain repêchage de la NFL. Par contre, si l’offensive de USC veut avoir du succès, ils devront être capables de courir le ballon de façon efficace. La raison est très simple : la ligne défensive de Ohio State est la meilleure au pays pour mettre de la pression sur le quart-arrière. Sam Hubbard, Nick Bosa, Tyquan Lewis et Jalyn Holmes sont 4 ailiers défensifs. Par contre, lors de situations évidentes de passes, ces 4 joueurs sont sur le terrain pour une formation que Ohio State appelle les rushmen. Les 4 ont combiné pour 22 sacks cette année. C’est sans compter les 15 autres sacks des autres partants en défensive des Buckeyes. Si USC n’est pas en mesure de limité les situations de 3ème et long, Sam Darnold va trouver la journée très longue. Le succès passe donc par le porteur de ballon Ronald Jones II (1486 verges, 18 TDs) afin de ralentir cette pression au quart-arrière.

Lorsque Ohio State a le ballon, la situation est inversée mais encore une fois, le jeu au sol est la clé, ce qui est la force des Buckeyes. Leur offensive est extrêmement équilibrée avec 273 verges par la passe et 250 verges au sol par partie. Cette équilibre donne beaucoup de maux de têtes à une défensive car il est très difficile de se concentrer sur un aspect. Par contre, le succès de l’offensive des Buckeyes passe par la course du quart-arrière J.T. Barrett. Les tendances sont claires, lorsque Barrett a du succès au sol, l’offensive est très productive. Lorsqu’une équipe limite l’efficacité de la course du quart-arrière, l’offensive perd son rythme et Barrett a de la difficulté à faire des passes précises sous pression. Dans le cas de USC, ils doivent donc empêcher cette course et prendre des risques quitte à amener des demis de sureté près de la ligne de mêlée. USC accorde 160 verges au sol en moyenne dans une ligue qui est plutôt reconnue pour des jeux de passes. Je crois donc que USC ne sera pas en mesure d’arrêter ce jeu au sol et Ohio State prendra une avance rapidement ce qui demandera trop de jeux de passes de Darnold.

Favori : Ohio State par 7.5 points

Prédiction : 38-28 Ohio State

Samedi 30 décembre 16:00 : Playstation Fiesta Bowl : #11 Washington vs #9 Penn State

Duel intéressant ici avec la deuxième meilleure équipe du Big Ten (Penn State) et une équipe qui faisait partie du College Football Playoff l’an passé (Washington). Du côté de Washington, l’entraîneur chef Chris Petersen fait du très bon boulot après avoir quitté Boise State pour une école majeure. Le quart-arrière Jake Browning avait connu une saison exceptionnelle l’an dernier (3400 verges, 43 TD, 9 INT) mais a vraiment connu une saison plus difficile cette année (2500 verges, 18 TD, 5 INT). Les statistiques ne disent possiblement pas toute l’histoire car son pourcentage de complétion a augmenté malgré la baisse de productivité. Je le considère comme un prospect intéressant dans le prochain repêchage s’il décide de ne pas revenir pour sa dernière année. Il n’est pas très grand (6’2) mais possède un très bon bras et est en mesure de courir avec le ballon lorsque l’opportunité se présente. S’il est capable de rejoindre son meilleur receveur, Dante Pettis, Washington sera en mesure de contrôler le match

De l’autre côté, il est facile de parler du porteur de ballon de Penn State Saquon Barkley mais je vais parler d’un joueur un peu moins connu. Mike Gesicki, un ailier rapproché a subtilement attrapé 9 passes de touchés du quart-arrière Trace McSorley. À 6’6 257 lbs, il est très difficile à couvrir en un contre un. Je crois qu’il sera la clé lorsque Penn State se retrouvera en situation de 3ème et long ou à la ligne des buts. Du côté de Washington, le plaqueur défensif Vita Vea est un monstre au centre de la ligne défensive. À 6’5 et 340 lbs, il fait penser à Vince Wilfork car il est en mesure de se déplacer rapidement pour un homme de sa grosseur. Je crois qu’il sera en mesure de ralentir le dangereux Saquon Barkley et forcer Penn State à utiliser la passe.

Favori : Penn State par 2 points

Prédiction : 31-20 Washington

Samedi 30 décembre, 20h00: Orange Bowl: #6 Wisconsin vs #10

Voici deux équipes qui étaient dans le top 4 il n’y a pas si longtemps. Wisconsin n’avait qu’à battre Ohio State dans son championnat de conférence pour terminer la saison sans défaite. Ils n’ont pas été en mesure de le faire et malheureusement ils se retrouvent au 6ème rang et doivent aller jouer Miami au Orange Bowl en Floride. Pour leur part, Miami était sur une lancée avec une domination de Notre Dame qui était classé 3ème à ce moment. Par contre, ils sont vite retombés sur terre avec un upset contre Pittsburgh et se sont faite complètement démolir 38-3 contre Clemson. On ne sait donc pas trop à quoi s’attendre de ces Hurricanes. S’ils veulent faire plaisir à leurs fans en Floride, ils devront jouer très bien en offensive et éviter les revirements.

Pour Wisconsin en offensive, le succès passe toujours par le jeu au sol. Le porteur de ballon de première année Jonathan Taylor a été phénoménal avec 1847 verges et 13 touchés. Wisconsin sort des porteurs de ballon de qualité année après année et Taylor semble avoir un beau futur dans la NCAA. La défensive de Miami est reconnue cette année pour causer beaucoup de revirements. Ils devront être en mesure d’arrêter le jeu au sol de Wisconsin pour forcer l’offensive à passer. Le quart-arrière Alex Hornibrook a lancé 15 interceptions cette année donc il semble avoir de la difficulté à éviter les erreurs. S’il a du succès, ce sera grâce à l’ailier rapproché Troy Fumagali. Le jeune homme de 6’6 248 lbs a été la cible préféré du quart avec 516 verges et 4 touchés cette saison.

La raison pourquoi je crois que Miami perdra ce match est l’inefficacité de leur offensive.  Ils sont classés 58ème au pays pour les points par match et il n’y a tout simplement pas de joueurs qui semblent être en mesure de procurer une étincelle. La défensive de Wisconsin est très disciplinée et contre Ohio State, ils se sont faits brûler par trois longs jeux en début de partie mais ce sont ressaisis en deuxième demie. Miami n’a tout simplement pas les athlètes pour créer de la séparation dans la tertiaire. Le quart-arrière Malik Rozier devra forcer quelques passes et Wisconsin sera en mesure de capituler sur les revirements. Seule lueur d’espoir pour les Canes, si le petit receveur Braxton Berrios (625 verges, 9 TDs) peut connaître un fort match, Miami peut aspirer à la victoire.

Favori : Wisconsin par 6 points

Prédiction : 24-14 Wisconsin

Lundi 1er janvier, 12:30: Chick-fil-A Peach Bowl: #12 UCF vs #7 Auburn

Quoi de mieux que de passer son lendemain de veille du 31 à regarder un match intéressant? Le classique affrontement du Group of 5 contre une conférence a donné des duels épiques dans les dernières années. Le plus mémorable d’entre eux est certainement lorsque Boise State a surpris Oklahoma lors du Fiesta Bowl de 2007. L’année d’après, Utah avait battu Alabama et le Group of 5 était officiellement sur la map comme on dit. Cette année, on a un match intéressant avec UCF qui est la seule équipe de la NCAA à être invaincue, face à Auburn, une puissance de la SEC. Les questions à se poser concernent l’offensive de UCF. Avec 49.4 points par match, ils possèdent la meilleure offensive de la NCAA statistiquement. Par contre, la défensive de Auburn se classe 10ème au pays dans les points accordés. Leur offensive n’est pas mal non plus occupant le 25ème rang au pays. UCF devra donc marquer beaucoup de points pour avoir une chance.

Lorsque UCF a le ballon, le quart-arrière Mackenzie Milton est le général de cette offensive et le succès passe par lui. Le receveur Tre’Quan Smith est de loin la plus grande menace pour les Knights. Avec 54 attrapés pour 1082 verges et 13 touchés, il affiche une impressionnante moyenne de 20 verges par attrapé. Il devra faire quelques gros jeux afin de permettre à UCF de courir avec le ballon face à la solide défensive de Auburn. Sinon, comptez sur Jeff Holland, le numéro 4 de Auburn pour mettre de la pression sur le quart-arrière. Il compte 10 sacks ainsi que 3 échappés forcés.

En offensive, Auburn affiche un équilibre pratiquement parfait avec 225 verges par la passe et 228 verges au sol par match. Le quart-arrière de deuxième année Jarett Stidham a démontré une belle progression au courant de l’année avec 17 touchés contre seulement 4 interceptions. Le succès du porteur de ballon Kerryon Johnson aide beaucoup à enlever de la pression sur le jeu de passe. Le porteur de ballon de troisième année impressionne avec sa patience et sa robustesse en fin de course. Il me rappelle beaucoup le style de Le’veon Bell lorsqu’il attend patiemment que sa ligne offensive lui offre une brèche et on dirait qu’il est toujours capable de tomber par en avant et aller chercher des verges supplémentaires. Lors du match de championnat de conférence contre Georgia, il traînait une blessure à l’épaule et cela a clairement nuit à sa performance. Son état pour le match n’a pas été dévoilé encore mais on peut s’attendre à ce qu’il soit rétabli de cette blessure. Lorsqu’il n’est pas sur le terrain, l’offensive de Auburn perd de son mordant et Stidham ne semble pas encore prêt à porter l’équipe sur ses épaules. Finalement, je vous conseille d’observer le numéro 18 de UCF, Shaqueem Griffin. L’ailier défensif est né avec seulement une main. Pour un joueur de ligne défensive, les mains sont extrêmement importantes afin de contrôler son adversaire. Malgré cela, le jeune homme a accumulé 10 plaqués pour perte, 5.5 sacks, 1 interception, 2 échappés forcés dont un ramené pour un touché. Ce joueur est un exemple de persévérance et j’espère franchement le voir jouer un fort match.

Favori : Auburn par 9.5

Prédiction : 35-24 Auburn

C’est ce qui conclue le tour d’horizon des plus gros bowls avant les demi-finales. Je vous reviens la semaine prochaine avec un article en prévision des duels Oklahoma vs Georgia et Clemson vs Alabama. Sur ce, joyeuses fêtes à tous et bon football!

Les bowls de la NCAA: Comment s’y retrouver?

Lorsqu’on regarde l’horaire des bowls de la NCAA à venir, on peut se sentir très perdu. Après tout, cette année il y a 42 bowls différents. Cela fait donc 84 équipes éligibles. Vous devinerez que plusieurs bowls n’offrent pas un spectacle intéressant, alors pourquoi existent-ils? Dans cet article, je vais parler du concept des bowls, leur utilité ainsi que quelques matchs intéressants à suivre et les joueurs à observer pour la première vague de bowls du 16 au 27 décembre.

Est-ce que des bowls sont plus importants que d’autres?

La réponse est oui. Ceci est d’autant  plus vrai aujourd’hui’ avec l’arrivée du College Football Playoff il ya 4 ans. À chaque année deux des six bowls majeurs (Rose, Sugar, Orange, Cotton, Fiesta et Peach) sont hôtes des demi-finales menant au championnat national. Cette année, le Rose Bowl et le Sugar Bowl ont cet honneur. Lorsque ces bowls majeurs ne reçoivent pas les demi-finales du College Football Playoff, ils sont associés à des conférences ou choisis par le comité. Par exemple, le classique affrontement du Rose Bowl consiste des deux meilleures équipes des conférences Big Ten et Pac 12 s’ils ne sont pas déjà dans le College Football Playoff. L’an dernier, USC (Pac-12) a affronté Penn State (Big Ten). Il est à noter que ces deux équipes n’étaient pas considérées comme les deux meilleures de leur conférence car Ohio State et Wahington avaient été choisis par le comité dans le top 4. Néanmoins, le match a été excellent et c’est vraiment ce qui différentie ces bowls des autres. Les meilleures équipes de chaque conférence s’y retrouvent. Ces bowls sont généralement joués en dernier, entre le 29 décembre et le 1er janvier, une période que j’aime bien appeler ‘’The best damn time of the year’’, Noël peut bien aller se rhabiller. Pour un avant goût, voici la liste des bowls majeurs cette année. Tous les matchs sont présentés à ESPN donc surement TSN durant le temps des fêtes:

  • 29 décembre, 20:30: Cotton Bowl (#5 Ohio State vs #8 USC)
  • 30 décembre, 16:00: Fiesta Bowl (#9 Penn State vs #11 Washington)
  • 30 décembre, 20:00: Orange Bowl (#6 Wisconsin vs #10 Miami)
  • 1er janvier, 12:30 : Peach Bowl (#12 UCF vs #7 Auburn)
  • 1er janvier, 17:00 : Rose Bowl (#2 Oklahoma vs #3 Georgia)
  • 1er janvier 20:45 : Sugar Bowl (#1 Clemson vs #4 Alabama)

Qu’en est-il des autres bowls? Comment est-ce que les équipes sont choisies pour ces parties?

Pour être éligible à un bowl, la NCAA exige de jouer pour au moins .500, ce qui veut souvent dire une fiche de 6-6 avec les horaires standards de 12 matchs de la NCAA. Lorsqu’une équipe atteint ce plateau, elle est éligible de se faire choisir par le comité d’un certain bowl associé à sa conférence. Par exemple, la conférence Pac-12 est associée avec l’Alamo, Holiday, Foster Farms, Sun, Las Vegas et Cactus Bowl. En d’autres mots, si vous jouez dans la Pac-12 et que vous avez une fiche de 6-6 ou mieux, vous avez une chance de jouer dans un de ces bowls. Les comités ont le choix de leur équipe selon l’importance du bowl. Dans la situation précédente, l’Alamo Bowl a la priorité de sélection. Cette année, ils ont donc sélectionné la meilleure équipe de la Pac-12 après USC et Washington, 2 équipes qui jouent déjà dans un bowl majeur. Cette équipe est Stanford (#13). Ils ont également la priorité dans la conférence Big 12 donc ils ont sélectionné TCU (#15) la deuxième meilleure équipe de la Big 12 après Oklahoma. Ceci nous donne un très bon affrontement. Par contre, plus on descend dans la liste de priorité des conférences, plus la sélection est maigre et on se retrouve avec des affrontements moins excitants. Par exemple, le Cactus Bowl est un peu le petit frère de l’Alamo Bowl car il sélectionne lui aussi des équipes de la Pac-12 et de la Big 12. Par contre, ce bowl est 6eme dans la liste de priorité. Nous avons donc un affrontement Kansas State (7-5) vs UCLA (6-6). Disons que cela n’a pas le même attrait.

Pour toutes les associations de bowl, Wikipédia est votre ami : https://en.wikipedia.org/wiki/Bids_to_college_bowl_games

Pourquoi autant de bowls? Est-ce vraiment nécessaire?

Outre les bowls majeurs, les autres parties sont vraiment considérées comme des récompenses pour les équipes ayant connues de bonnes saisons. Il y a aussi un aspect marketing à la chose car presque chaque bowl est sponsorisé par une compagnie. Cela nous donne des noms inspirants comme le Famous Idaho Potato Bowl, le Bad Boy Mowers Gasparilla Bowl et le Cheribundi Tart Cherry Boca Raton Bowl. Je vous jure que je n’ai inventé aucun de ces noms, ce sont des vrais bowls. On connaît bien l’amour de l’argent de nos cousins du sud donc cela n’est pas très surprenant. Le nombre de bowls augmente constamment et tant et aussi longtemps que les compagnies paieront pour mettre leur nom sur un logo, il y en aura autant. Est-ce nécessaire? Probablement pas mais ça donne l’opportunité à des équipes de se faire voir sur la scène nationale et il est intéressant de voir certains prospects NFL provenant de petites écoles se mettre en valeur pour le prochain repêchage. Finalement, règle générale, les bowls mettent aux prises deux équipes de conférence différentes ce qui donne des affrontements qu’on voit rarement en saison régulière. Cela amène de la variété et de la rivalité entre conférences afin de montrer laquelle est la meilleure. La ACC est sortie vainqueur de cette compétition l’an dernier avec une impressionnante fiche de 8-3 durant la saison des bowls 2016-2017.

Les bowls à regarder et les joueurs à suivre dans la première vague de match

Je sépare les bowls en deux vagues car le début de la saison consiste principalement de matchs de petites écoles. Ces matchs ne présentent pas un niveau de jeu élevé mais il peut y avoir tout de même de bons affrontements et des joueurs talentueux à observer. Personnellement, ces matchs m’offre la possibilité de voir à l’œuvre des futures étoiles de la NFL car nous savons que les bons joueurs ne viennent pas toujours des meilleures écoles. Carson Wentz en est la preuve parfaite cette année. Je vous propose donc 3 matchs intéressants et un joueur à surveiller dans chacun des matchs. Le prochain article sera dédié aux bowls majeurs de la nouvelle année. Bon football!

Cactus Bowl : Kansas State vs UCLA, 26 décembre, 21h00

Même si j’ai mentionné cet affrontement plus tôt comme étant ordinaire, il nous permettra quand même de voir Josh Rosen à l’œuvre pour une dernière fois dans l’uniforme bleu poudre des Bruins de UCLA. Le grand quart-arrière est grandement considéré comme un choix du haut de la première ronde par les experts. Il possède pratiquement tout ce que vous voulez d’un classique pocket passer. Il n’est pas entouré de grand talent à UCLA. D’ailleurs, les rumeurs courent que dû au changement d’entraîneur à UCLA à la fin de la saison (Jim Mora s’est fait mettre à la porte en faveur de Chip Kelly), Rosen pourrait décider de ne pas participer au match afin d’éviter une blessure. Si tel est sa décision, ce match devient très peu intéressant mais je crois qu’il peut bénéficier d’une dernière audition afin de possiblement supplanter Sam Darnold de USC comme quart-arrière numéro #1 du prochain repêchage. Quoique les Browns possèdent le premier choix à date…Peut-être pas une mauvaise idée de rester #2 dans ce cas?

Birmingham Bowl : Texas Tech vs USF, 23 décembre, midi

L’offensive de USF est classé 9eme au pays tandis que celle de Texas Tech est classée 17eme. Texas Tech est reconnu pour toujours avoir une mauvaise défensive alors on peut prévoir des points à la tonne. Si vous aimez les shootouts, ce match est pour vous. Le quart-arrière de dernière année de USF Quinton Flowers ressemble à Robert Griffin en version miniature. Lors du dernier match de sa saison contre UCF, il a lancé pour 503 verges et couru pour 102 avec 5 touchés au total. Malgré cette performance incroyable, son équipe a perdu. On peut se douter qu’il veut terminer sa carrière en beauté.

Frisco Bowl :SMU vs Louisiana Tech, 20 décembre, 20 :00

Un nom à retenir ici : Courtland Sutton. Le receveur de passes format géant est considéré par plusieurs experts comme LE meilleur receveur du repêchage de cette année et de l’année dernière. Mesurant 6 pieds 4 et pesant 216 livres, cet athlète possède tous les attributs pour être dominant dans la NFL. Julio Jones n’est pas une comparaison exagérée. Il est physique et possède assez de vitesse pour produire des jeux explosifs. Pour ceux qui iraient dire qu’il ne joue pas contre des équipes de premier plan, rappelons-nous que Randy Moss a joué pour Marshall, Terell Owens pour Tennessee-Chattanooga et Antonio Brown pour Central Michigan. Cet argument a toujours été exagéré selon moi et lorsqu’on regarde le film, il est facile de voir un joueur dominant, peu importe la compétition qui se retrouve devant lui. Pour un avant goût de ce joueur d’exception, voici un highlight :

La différence de valeur entre une portée et une passe tentée.

La manière la plus sécuritaire d’évaluer la valeur d’un porteur de ballon est de vérifier son volume de travail. On additionne le nombre de portées et le nombre de passes tentées en sa direction par semaine pour y arriver. Plus le volume est élevé plus les opportunités de marquer des points seront au rendez-vous.

Chaque fois qu’un porteur a le ballon en mains, il y a une possibilité de marquer des points. Est-ce qu’à chacune de ces fois, il s’agit de la même valeur? La réponse est non pas du tout. Plusieurs facteurs entre en ligne de compte. On a qu’à penser à des joueurs comme Legarette Blount, Fred Jackson ou Mike Tolbert qui touchent (ou touchaient) au ballon seulement dans la zone payante. Chacune de leurs portées pouvaient rapporter six points additionnels à son propriétaire. Tous les pooleurs avertis savent qu’un porteur qui touche au ballon dans la redzone est une situation payante et que tous les porteurs qui n’ont pas cette chance le sont beaucoup moins. Puis, quels sont les autres facteurs? Est-ce qu’une passe a la même valeur qu’une portée?

Je me suis posé la question et pour en avoir le cœur net, j’ai fait mes recherches. En me basant sur les statistiques des saisons 2014 et 2015, j’ai pu ressortir la valeur moyenne de points marqués lors d’une portée et d’une passe tentée. Aussi surprenant que cela puisse paraître, une passe tentée au porteur est plus payante en moyenne qu’une portée, et ce, même dans une ligue standard qui n’accorde aucun point pour la réception.

Moyenne de point par action avec le ballon en pointage standard

Année Points par portée Points par passe tentée Points par réception
2014 0,58 0,76 1,04
2015 0,56 0,80 1,07

On peut voir qu’une passe tentée produit 31% plus de point qu’une course en 2014 et 43% de plus en 2015. Autrement dit, en 2015, un porteur visé 10 fois dans un match (on ne parle même pas ici d’attraper le ballon!) était plus payant qu’un porteur ayant effectué 14 courses. C’est énorme! Lorsque la passe est captée, on double pratiquement le nombre de point produit.

Moyenne de point par action avec le ballon en pointage PPR et Half PPR

Année Points par portée Points par passe tentée Half-PPR Points par passe tentée Full PPR
2014 0,58 1,13 1,49
2015 0,56 1,17 1,54

En Half-PPR les porteurs visés vont marquer environ le double des points à chaque passe. Tandis qu’en Full-PPR, un porteur ayant 10 passes tentées en sa direction devrait marquer autant de point qu’un porteur ayant approximativement 27 portées!

En conclusion, assurez-vous de bien connaitre le système de pointage de votre pool pour savoir à quel point vous devriez favoriser les porteurs impliqués dans le jeu aérien. En cas de dilemme, n’oubliez pas que peu importe le système de pointage de votre ligue, une passe tentée est toujours meilleure qu’une course, et ce, même si ce n’est pas garantie que votre porteur attrapera le ballon!

Classement Fantasy Football par position selon SportsLucides.com

Les rankings sont sujet à changer durant la pré-saison. Les consensus sont formé à l’aide des listes de deux analystes de sportslucide.com, soit Bruno Raiche(BR) et Marc-André Brochu (MAB).

Quart-Arrière//Porteur//Receveur//Tight End

Quart-Arrière

Nom BR MAB Consensus
Aaron Rodgers 1 1 1,0
Tom Brady 2 2 2,0
Drew Brees 3 3 3,0
Andrew Luck 4 4 4,0
Russell Wilson 5 5 5,0
Matt Ryan 6 7 6,5
Kirk Cousins 7 6 6,5
Philip Rivers 9 9 9,0
Matthew Stafford 8 11 9,5
Ben Roethlisberger 11 8 9,5
Cam Newton 10 10 10,0
Dak Prescott 12 14 13,0
Marcus Mariota 13 13 13,0
Andy Dalton 14 12 13,0
Derek Carr 16 15 15,5
Tyrod Taylor 15 18 16,5
Carson Palmer 18 17 17,5
Carson Wentz 21 16 18,5
Jameis Winston 19 19 19,0
Blake Bortles 17 22 19,5
Eli Manning 20 20 20,0
Sam Bradford 22 25 23,5
Alex Smith 25 23 24,0
Jay Cutler 28 21 24,5
Mike Glennon 23 27 25,0
Joe Flacco 26 24 25,0
Brian Hoyer 24 29 26,5
Trevor Siemian 27 26 26,5
Jared Goff 31 28 29,5
Josh McCown 29 31 30,0
Cody Kessler 30 32 31,0
Tom Savage 32 30 31,0
Deshaun Watson 33 33 33,0
Paxton Lynch 34 34 34,0

Porteur de ballon

Nom BR MAB Consensus
Le’Veon Bell 2 1 1.5
David Johnson 1 2 1.5
DeMarco Murray 4 3 3.5
Lesean McCoy 3 4 3.5
Jay Ajayi 6 5 5.5
Devonta Freeman 5 6 5.5
Melvin Gordon 7 7 7.0
Lamar Miller 10 8 9.0
Todd Gurley 9 9 9.0
Jordan Howard 8 12 10.0
Ezekiel Elliot 12 10 11.0
Leonard Fournette 11 11 11.0
CJ Anderson 15 13 14.0
Isaiah Crowell 14 15 14.5
Marshawn Lynch 13 17 15.0
Doug Martin 19 16 17.5
Spencer Ware 17 19 18.0
Terrence West 18 22 20.0
Christian McCaffrey 21 20 20.5
Carlos Hyde 16 25 20.5
Adrian Peterson 30 15 22.5
Joe Mixon 23 23 23.0
Bilal Powell 31 18 24.5
Eddie Lacy 26 24 25.0
Frank Gore 24 26 25.0
Dalvin Cook 22 29 25.5
Ameer Abdullah 20 32 26.0
LeGarrette Blount 34 21 27.5
Mike Gillislee 28 27 27.5
Ty Montgomery 25 33 29.0
Tevin Coleman 27 34 30.5
Jonathan Stewart 35 28 31.5
Rob Kelly 33 31 32.0
Mark Ingram 29 36 32.5
Paul Perkins 36 30 33.0
Danny Woodhead 32 35 33.5
Derrick Henry 37 38 37.5
CJ Prosise 45 37 41.0
Jamaal Williams 43 39 41.0
James White 41 43 42.0
Jeremy Hill 40 44 42.0
Samaje Perine 39 45 42.0
Kareem Hunt 44 41 42.5
Matt Forte 38 47 42.5
Marlon Mack 50 42 46.0
Latavius Murray 46 48 47.0
Theo Riddick 42 52 47.0
Jamaal Charles 51 46 48.5
Darren Sproles 58 40 49.0
Duke Johnson 49 49 49.0
DeAndre Washington 53 51 52.0
D’Onta Foreman 52 54 53.0
Jonathan Williams 47 59 53.0
Dion Lewis 57 50 53.5
Darren McFadden 55 55 55.0
Joe Williams 54 57 55.5
Thomas Rawls 48 63 55.5
Ryan Matthews 61 53 57.0
T.J. Yeldon 56 60 58.0
Alvin Kamara 59 58 58.5
Chris Thompson 63 56 59.5
Jacquizz Rodgers 62 62 62.0
Robert Turbin 60 64 62.0
James Connor 64 61 62.5

Tight End

Nom BR MAB Consensus
Rob Gronkowski 1 1 1,0
Travis Kelce 2 3 2,5
Jordan Reed 3 2 2,5
Greg Olsen 4 5 4,5
Jimmy Graham 5 4 4,5
Tyler Eifert 6 7 6,5
Kyle Rudolph 7 6 6,5
Delanie Walker 9 9 9,0
Martellus Bennett 11 8 9,5
Zach Ertz 8 12 10,0
Hunter Henry 10 10 10,0
Cameron Brate 16 11 13,5
Jack Doyle 13 16 14,5
Coby Fleener 14 15 14,5
Eric Ebron 12 18 15,0
Julius Thomas 17 13 15,0
Antonio Gates 15 19 17,0
Benjamin Watson 21 16 19,5
Jared Cook 20 19 20,0
Jason Witten 19 22 20,5
Dwayne Allen 28 14 21,0
Charles Clay 18 26 22,0
Evan Engram 23 23 23,0
David Njoku 24 25 24,5
Austin Hooper 25 24 24,5
Jesse James 22 30 26,0
C.J. Fiedorowicz 26 27 26,5
Zach Miller 34 21 27,5
Gerald Everett 30 29 29,5
O.J. Howard 27 33 30,0
Marcedes Lewis 33 28 30,5
Austin Seferian-Jenkins 29 34 31,5
Jermaine Gresham 31 32 31,5
George Kittle 32 31 31,5

Sports Lucides FF Podcast Episode 01

Sports Lucides FF Podcast Episode 01

Résumé du repêchage

Nous avons repêché 9e sur 12 équipe. Nous avons employé une stratégie RB heavy.

round par round Alignement
1. L. Mccoy QB: P. Rivers
2. D. Murray RB1: L. Mccoy
3. A. Jeffery RB2: D. Murray
4. J. Mixon WR1: A. Jeffery
5. M. Bryant WR2: M. Bryant
6. D. Montcrief WR3: D. Montcrief
7. W. Snead TE1: K. Rudolph
8. K. Rudolph FLEX: J. Mixon
9. J. Stewart Bench: W. Snead
10. T. West Bench: J. Stewart
11. J. Docston Bench: T. West
12. P. Rivers Bench: J. Docston
13. M. Stafford Bench: K. White
14. K. White Bench: M. Stafford

Qu’est ce que vous en pensez? Laissez nous un commentaire!

Carey Price vaut-il vraiment 10,5m?

Beaucoup d’impondérables sont en jeu lors d’une signature aussi importante. Que ce soit le niveau de confiance des joueurs, la stabilité de l’alignement ou tout simplement l’image de l’équipe en question. Tentons de mettre tout ça de côté et de voir en chiffre si la signature du CH en valait vraiment la peine.

Après analyse statistique, en 2017, vingt neuf gardiens de but se qualifient comme étant des gardiens #1 (ayant jouer plus de 41 parties). Vingt sept de ces gardiens sont signés pour la saison prochaine. Voici différentes moyennes que j’ai pu retirer de l’analyse.

Moyenne des gardiens #1  Carey Price
Pourcentage d’arrêt  .915  .923
Moyenne de buts accordés 2,53 2,23
Parties jouées 57,7 62
Blanchissages 3,7 3
Salaire $4,746,296 10,500,000

Peu importe quel chiffre on observe, nous pouvons clairement prouver que Carey Price est supérieur à la moyenne des gardiens de but #1. À vrai dire, seulement deux gardiens ont mieux performé que lui en 2017 (Bobrovsky et Holtby). Par contre, il ne faut pas oublier qu’aucun autre gardien que Lundqvist ou Price sont payé au-delà de 7,5 millions de dollars. Le salaire de 10,5 millions est astronomique; c’est 2 millions de plus que n’importe quel gardien de la ligue!

Qu’est-ce qui serait arrivé aux Habs si le gardien moyen avait gardé les buts cette saison à la place de Carey Price? Pour l’exercice, je vais choisir le gardien de but ayant les statistiques les plus similaires à la moyenne. Trois gardiens ont un taux d’efficacité égal à la moyenne et ont joué 60 matchs ou plus, soit: Tuukka Rask, Jake Allen et Peter Budaj. Voyons voir leurs statistiques s’ils avaient eu la même charge de travail que Carey.

Jake Allen  Carey Price
Salaire 4,3m 10,5m
Nombre de buts accordés 152 138
Moyenne de buts accordés 2,45 2,23

C’est très sommaire, mais on peut comprendre qu’un gardien #1 moyen dans la ligue nationale accorderait 14 buts de plus que Price sur 62 matchs, ou si vous préférez seulement 0,23 but de plus par match. C’est à peine un but de plus par quatre parties jouées.

Transposons maintenant cette statistique à l’offensive. Pour qu’un joueur puisse offrir la même production que Carey, il devrait générer pour l’équipe un total de 14 buts. Lorsque le contrat de Price entrera en fonction, il y aura une différence de salaire annuel approximative de 5,5 millions de dollars entre Carey et le gardien moyen. Est-ce qu’avec 5,5 millions de dollars le CH serait en mesure de trouver un joueur pouvant être à l’origine de plus de 14 buts par année? Si c’est le cas, les chiffres semblent nous dire que les Canadiens n’ont pas fait une bonne affaire.

 

Analyse des porteurs de ballon sélectionnés en première ronde.

L’époque où les porteur de ballon étaient jugés comme étant un mauvais choix de première ronde, semble révolue. Ça n’aura prit que 5 ans et Ezekiel Elliott pour que tous oubli à quel point Trent Richardson, David Wilson, Jahvid Best, Donald Brown et bien d’autres furent un désastre pour leurs équipes respectives!

Les 3 derniers porteurs a avoir été sélectionnés en première ronde (Elliott, Gurley, Gordon) on eu un impact immédiat (ou presque) pour les franchises ayant misé sur eux. Est-ce qu’on peut vraiment se fier sur seulement trois porteur?

Selon le tableau de valeurs approximatives (VA) au repêchage de www.FootballPerspective.com, nous pouvons comparer la valeur réel des 5 premières années de chacun des porteurs versus la valeur qu’on attend d’une telle sélection.

Au total 39 porteurs ont été sélectionnés en première ronde entre 2000 et 2012 (pour une raison d’analyse les porteurs plus jeune ne sont pas inclus). Divisons les porteurs en 3 catégories:

 Sélections de début de ronde (1 à 10)

  • 11 porteurs furent sélectionnés en début de ronde
  • 45% (5/11) des porteurs ont produit un côte positive.
  • Les trois meilleurs: 1. Ladainian Tomlinson +48,6 VA // 2. Adrian Peterson +28,7 AV // 3. Jamal Lewis 21,6 AV
  • Les trois pires: 1. Trent Richardson -16,2 VA // 2. Cedric Benson -10,6 VA // 3. Cadillac Williams -10,4 VA

Sélection de milieu de ronde (11 à 20)

  • 8 porteurs furent sélectionnés en milieu de ronde
  • 62% (5/8) des porteurs ont produit un côte positive
  • Les trois meilleurs: 1. Shaun Alexander +31,1 VA // 2. Ryan Matthews +13,4 VA // 3. Marshawn Lynch +10,4 VA
  • Les trois pires: 1. Ron Dayne -12,2 VA // 2. William Green -8,3 VA // 3. T.J. Duckett -3,3VA

Sélection de fin de ronde (21 à 32)

  • 20 porteurs furent sélectionnés en fin de ronde
  • 75% (15/20) des porteur ont produit un côte positive
  • Les trois meilleurs: 1. Chris Johnson +41,1 VA // 2. Joseph Addai +33,1 VA // 3. Steven Jackson +29,1 VA
  • Les trois pires: 1. David Wilson -12,3 VA // 2. Chris Perry -10,2 VA // 3. Trung Canidate -6,6 VA

 

Après analyse, quels sont les risques?

On peut constater qu’étrangement, plus l’équipe choisit son porteur tôt dans le repêchage, plus elle risque d’être perdante avec sa sélection. Selon nos analyses, lors des 16 dernières années, seulement deux porteurs sélectionnés dans les 4 premiers choix (position où plusieurs prévoit la sélection de Fournette) on offert une valeur approximative positive. Ses porteurs sont: Ezekiel Elliott (je touche du bois, ce n’est pas encore fait… mais en même temps, j’aurais aucun problème à jinxé les Boys) et Reggie Bush par la peau des fesses avec une valeur de +2,7. Les quatre autres porteurs sélectionnés entre la première et la quatrième position portent des côtes négatives.

Plus on approche la fin de la ronde plus les choix deviennent judicieux. La mise de départ étant moins élevée, c’est alors plus facile pour le porteur de dépasser les attentes. Est-ce que ces porteurs sont de moins bonne qualité? Pas vraiment, tout comme en début ou en milieu de ronde, on y retrouve plusieurs porteurs de franchise.

La valeur des porteurs comparativement aux autres positions

Quoi qu’on dise des porteurs de première ronde, ils ont une côte moyenne de VA positive. Le calcul étant porté sur les cinq premières années professionnel des joueurs les avantage. Contrairement à plusieurs positions, celle de porteur de ballon ne nécessite pas beaucoup d’adaptation. Ces joueurs sont appelés à produire immédiatement, rare sont les porteurs de premières ronde qui occupent un poste de second ou qui sont en phase d’apprentissage. Ayant l’espérance de carrière la plus courte du circuit, les porteurs se doivent de produire rapidement. Les entraîneurs et les directeurs généraux le savent aussi, c’est pourquoi ils tentent de tirer profit de leurs porteurs avant qu’il soit trop tard. Si nous allongions cette analyse au delà des cinq ans du contrat de recrue, probablement que la valeur des porteurs prendrait une baisse en comparaison aux autres positions. (Sujet d’une prochaine analyse?)

En conclusion, bonne ou mauvais décision?

Toutes les équipes aimeraient repêcher le prochain Tomlinson, Peterson ou même Elliott. Par contre, en se fiant à l’historique du repêchage, c’est vraiment un coup de dés! De plus, même si le paris s’avère gagnant rien n’empêche le porteur en question de se blesser tôt dans sa carrière (Voir Jahvid Best et David Wilson). Quand on voit des porteurs comme Leveon Bell (2013) et David Johnson (2015) sélectionnés respectivement en deuxième et troisième ronde, on comprend que les porteurs de franchise ne se trouve pas seulement en première ronde.

Nous croyons fermement qu’il vaut mieux être patient lors de la sélection d’un porteurs. Avec la présence de plusieurs bons porteurs dans le repêchage, il serait judicieux d’attendre en fin de ronde pour en choisir un. Par contre, comme les cowboys l’an dernier, certains se justifieront de choisir un porteur tôt sous le prétexte que c’est la pièce manquante pour gagner le superbowl (San Francisco et Jacksonville ce n’est pas de vous qu’on parle). On s’attend même à des transactions. Certaines organisations sont tellement affamées, qu’elless s’avanceront pour avoir la chance (ou la malchance) de repêcher un porteur. Une décision du genre a beaucoup plus de chance de rater que de réussir (Voir l’article sur les transactions au repêchage). C’est à parier que ces directeurs généraux joueront leurs emplois sur un pile ou face le 27 avril en sélectionnant Fournette, Cooks ou McCaffrey! Si votre emploi en dépendait, lequel prendriez-vous?

 

 

Le Spread offense, bon pour le spectacle ou mauvais pour le développement?

Le football offensif de la dernière décennie dans la NCAA ne peut être défini que par un seul mot: spread. Ce type de système offensif est maintenant rendu la norme. Si on ne joue pas une forme de spread offense, notre offensive est considérée comme trop prévisible ou simple.

Clemson, Oregon, Ohio State, Oklahoma, même l’intimidante Alabama a commencé à inclure des concepts spread à son offensive. Qu’est-ce que le spread offense en gros?

  • Formation shotgun pour la grande majorité des jeux
  • 4 receveurs et 1 porteurs de ballon (peut être adapté avec des ailiers rapprochés)
  • Jeux de sol qui se basent sur le read option: le quart-arrière a souvent l’option de garder le ballon pour courir ou lancer une passe courte
  • Jeux de passes rapides se basant sur le timing
  • Offensive souvent sans caucus utilisant les signaux des lignes de côtés pour appeler le jeu rapidement et empêcher les substitutions défensives et ainsi fatiguer la ligne défensive.

L’université Oregon est définitivement l’une des universités pionnières de ce style avec le fameux no-huddle de Chip Kelly. Avec ce style, Kelly avait la possibilité d’utiliser plusieurs joueurs interchangeables et garder son offensive fraîche et rapide. Les concepts étaient simples, le cahier de jeu petit. Le succès de cette offensive est basé sur les décisions rapides et le timing. Après trois quarts de ce tempo insoutenable, la majorité des défensives s’écroulaient et il n’était pas rare de voir Oregon marquer 4 touchés au 4ème quart pour cause de pure fatigue. Les autres équipes ont apprises et le style est maintenant répandu à travers les plus grosses universités du pays. Bien que ce style d’offensive ait fait explosé le tableau indicateur et offre des scores qui ressemblent à des scores de basketball plus qu’à des scores de football, le style n’est pas sans conséquence. En voici quelques-unes.

Le Pro Style QB est une espèce en voie d’extinction

Vu que ce style offensif mets les décisions dans les mains du coach, le quart-arrière se voit chargé de moins de responsabilités. Il n’appelle pas le jeu dans le caucus, il ne fait peu ou pas d’ajustements à la ligne de mêlée et sa lecture de couverture est souvent limité à une ou deux options. Après ça, il coure ou se débarrasse du ballon. Cela à pour cause d’offrir aux équipes NFL des quart-arrières handicapés des capacités nécessaires pour gérer une offensive pro. Jared Goff n’était certainement pas digne du premier choix l’an dernier. Pourtant, le fait qu’il vienne d’une offensive qui est considéré plus traditionnelle a fait exploser sa valeur aux yeux des équipes. Les équipes NCAA recherchent de plus en plus des athlètes à la position afin d’exceller dans ce type d’offensive. Ce type de joueur ne fait pas la transition au niveau professionnel de façon très constante.

Les joueurs de ligne offensive ne peuvent plus protéger le quart-arrière

Vu que cette offensive est basée sur le timing et les passes courtes, le nombre de joueurs de ligne offensive capable de protéger le quart-arrière sur un 7 step dropback se fait de plus en plus rare. Ces mastodontes sont habitués de protéger pendant 2 secondes et de se rendre au deuxième niveau ensuite. Demandez-leur de bloquer Khalil Mack pendant 4 secondes? Un gros bonne chance. Le standard pass protection est devenue très rare dans la NCAA. On veut souvent des joueurs de ligne athlétiques qui peuvent se déplacer et sont assez en forme pour soutenir le rythme de jeu effréné du sans caucus. Le jeu au sol en souffre aussi alors que le bon vieux power offense n’est presque plus. Stanford est une équipe qui le préconise encore et ce n’est pas une surprise que cette école produit des joueurs de ligne offensive de qualité année après année. Wisconsin, Iowa et LSU sont d’autres exemples.

Les receveurs de passes ne maîtrisent pas un arbre de tracés complet

Étant donné le style rapide de l’offensive, les arbres tracés du spread sont relativement simples. Les options routes sont très rares et règle générale, on ne demande pas au receveur de prendre des décisions relatives à la couverture devant lui. Cela devient un problème quand une équipe NFL désire avoir des concepts de passes variables selon la couverture (homme à homme VS zone). Les receveurs sortant du niveau collégial ne sont pas habitués à ces concepts et ne sont donc pas prêts à être sur le terrain rapidement. Personnellement, je trouve que c’est un des aspects qui est le moins considéré au repêchage et qui devrait l’être beaucoup plus. Le receveur coure vite….oui, mais peut-il comprendre mon cahier de jeux et contribuer rapidement?

La solution? Adapter son offensive

Les équipes NFL ne sont pas bêtes et l’influence du spread se voit partout dans la ligue maintenant. Il devient trop demandant d’attendre que les recrues apprennent les concepts, ils doivent contribuer dès maintenant. On garde donc les choses simples et on se croise les doigts pour avoir un bon quart-arrière entre les mains. Si on doit se contenter d’un quart-arrière médiocre, on lui propose des concepts connus et on essaie de lui rendre la vie plus facile. Un exemple parfait de cette stratégie est la progression de Dak Prescott cette saison.