Les bowls de la NCAA: Comment s’y retrouver?

Lorsqu’on regarde l’horaire des bowls de la NCAA à venir, on peut se sentir très perdu. Après tout, cette année il y a 42 bowls différents. Cela fait donc 84 équipes éligibles. Vous devinerez que plusieurs bowls n’offrent pas un spectacle intéressant, alors pourquoi existent-ils? Dans cet article, je vais parler du concept des bowls, leur utilité ainsi que quelques matchs intéressants à suivre et les joueurs à observer pour la première vague de bowls du 16 au 27 décembre.

Est-ce que des bowls sont plus importants que d’autres?

La réponse est oui. Ceci est d’autant  plus vrai aujourd’hui’ avec l’arrivée du College Football Playoff il ya 4 ans. À chaque année deux des six bowls majeurs (Rose, Sugar, Orange, Cotton, Fiesta et Peach) sont hôtes des demi-finales menant au championnat national. Cette année, le Rose Bowl et le Sugar Bowl ont cet honneur. Lorsque ces bowls majeurs ne reçoivent pas les demi-finales du College Football Playoff, ils sont associés à des conférences ou choisis par le comité. Par exemple, le classique affrontement du Rose Bowl consiste des deux meilleures équipes des conférences Big Ten et Pac 12 s’ils ne sont pas déjà dans le College Football Playoff. L’an dernier, USC (Pac-12) a affronté Penn State (Big Ten). Il est à noter que ces deux équipes n’étaient pas considérées comme les deux meilleures de leur conférence car Ohio State et Wahington avaient été choisis par le comité dans le top 4. Néanmoins, le match a été excellent et c’est vraiment ce qui différentie ces bowls des autres. Les meilleures équipes de chaque conférence s’y retrouvent. Ces bowls sont généralement joués en dernier, entre le 29 décembre et le 1er janvier, une période que j’aime bien appeler ‘’The best damn time of the year’’, Noël peut bien aller se rhabiller. Pour un avant goût, voici la liste des bowls majeurs cette année. Tous les matchs sont présentés à ESPN donc surement TSN durant le temps des fêtes:

  • 29 décembre, 20:30: Cotton Bowl (#5 Ohio State vs #8 USC)
  • 30 décembre, 16:00: Fiesta Bowl (#9 Penn State vs #11 Washington)
  • 30 décembre, 20:00: Orange Bowl (#6 Wisconsin vs #10 Miami)
  • 1er janvier, 12:30 : Peach Bowl (#12 UCF vs #7 Auburn)
  • 1er janvier, 17:00 : Rose Bowl (#2 Oklahoma vs #3 Georgia)
  • 1er janvier 20:45 : Sugar Bowl (#1 Clemson vs #4 Alabama)

Qu’en est-il des autres bowls? Comment est-ce que les équipes sont choisies pour ces parties?

Pour être éligible à un bowl, la NCAA exige de jouer pour au moins .500, ce qui veut souvent dire une fiche de 6-6 avec les horaires standards de 12 matchs de la NCAA. Lorsqu’une équipe atteint ce plateau, elle est éligible de se faire choisir par le comité d’un certain bowl associé à sa conférence. Par exemple, la conférence Pac-12 est associée avec l’Alamo, Holiday, Foster Farms, Sun, Las Vegas et Cactus Bowl. En d’autres mots, si vous jouez dans la Pac-12 et que vous avez une fiche de 6-6 ou mieux, vous avez une chance de jouer dans un de ces bowls. Les comités ont le choix de leur équipe selon l’importance du bowl. Dans la situation précédente, l’Alamo Bowl a la priorité de sélection. Cette année, ils ont donc sélectionné la meilleure équipe de la Pac-12 après USC et Washington, 2 équipes qui jouent déjà dans un bowl majeur. Cette équipe est Stanford (#13). Ils ont également la priorité dans la conférence Big 12 donc ils ont sélectionné TCU (#15) la deuxième meilleure équipe de la Big 12 après Oklahoma. Ceci nous donne un très bon affrontement. Par contre, plus on descend dans la liste de priorité des conférences, plus la sélection est maigre et on se retrouve avec des affrontements moins excitants. Par exemple, le Cactus Bowl est un peu le petit frère de l’Alamo Bowl car il sélectionne lui aussi des équipes de la Pac-12 et de la Big 12. Par contre, ce bowl est 6eme dans la liste de priorité. Nous avons donc un affrontement Kansas State (7-5) vs UCLA (6-6). Disons que cela n’a pas le même attrait.

Pour toutes les associations de bowl, Wikipédia est votre ami : https://en.wikipedia.org/wiki/Bids_to_college_bowl_games

Pourquoi autant de bowls? Est-ce vraiment nécessaire?

Outre les bowls majeurs, les autres parties sont vraiment considérées comme des récompenses pour les équipes ayant connues de bonnes saisons. Il y a aussi un aspect marketing à la chose car presque chaque bowl est sponsorisé par une compagnie. Cela nous donne des noms inspirants comme le Famous Idaho Potato Bowl, le Bad Boy Mowers Gasparilla Bowl et le Cheribundi Tart Cherry Boca Raton Bowl. Je vous jure que je n’ai inventé aucun de ces noms, ce sont des vrais bowls. On connaît bien l’amour de l’argent de nos cousins du sud donc cela n’est pas très surprenant. Le nombre de bowls augmente constamment et tant et aussi longtemps que les compagnies paieront pour mettre leur nom sur un logo, il y en aura autant. Est-ce nécessaire? Probablement pas mais ça donne l’opportunité à des équipes de se faire voir sur la scène nationale et il est intéressant de voir certains prospects NFL provenant de petites écoles se mettre en valeur pour le prochain repêchage. Finalement, règle générale, les bowls mettent aux prises deux équipes de conférence différentes ce qui donne des affrontements qu’on voit rarement en saison régulière. Cela amène de la variété et de la rivalité entre conférences afin de montrer laquelle est la meilleure. La ACC est sortie vainqueur de cette compétition l’an dernier avec une impressionnante fiche de 8-3 durant la saison des bowls 2016-2017.

Les bowls à regarder et les joueurs à suivre dans la première vague de match

Je sépare les bowls en deux vagues car le début de la saison consiste principalement de matchs de petites écoles. Ces matchs ne présentent pas un niveau de jeu élevé mais il peut y avoir tout de même de bons affrontements et des joueurs talentueux à observer. Personnellement, ces matchs m’offre la possibilité de voir à l’œuvre des futures étoiles de la NFL car nous savons que les bons joueurs ne viennent pas toujours des meilleures écoles. Carson Wentz en est la preuve parfaite cette année. Je vous propose donc 3 matchs intéressants et un joueur à surveiller dans chacun des matchs. Le prochain article sera dédié aux bowls majeurs de la nouvelle année. Bon football!

Cactus Bowl : Kansas State vs UCLA, 26 décembre, 21h00

Même si j’ai mentionné cet affrontement plus tôt comme étant ordinaire, il nous permettra quand même de voir Josh Rosen à l’œuvre pour une dernière fois dans l’uniforme bleu poudre des Bruins de UCLA. Le grand quart-arrière est grandement considéré comme un choix du haut de la première ronde par les experts. Il possède pratiquement tout ce que vous voulez d’un classique pocket passer. Il n’est pas entouré de grand talent à UCLA. D’ailleurs, les rumeurs courent que dû au changement d’entraîneur à UCLA à la fin de la saison (Jim Mora s’est fait mettre à la porte en faveur de Chip Kelly), Rosen pourrait décider de ne pas participer au match afin d’éviter une blessure. Si tel est sa décision, ce match devient très peu intéressant mais je crois qu’il peut bénéficier d’une dernière audition afin de possiblement supplanter Sam Darnold de USC comme quart-arrière numéro #1 du prochain repêchage. Quoique les Browns possèdent le premier choix à date…Peut-être pas une mauvaise idée de rester #2 dans ce cas?

Birmingham Bowl : Texas Tech vs USF, 23 décembre, midi

L’offensive de USF est classé 9eme au pays tandis que celle de Texas Tech est classée 17eme. Texas Tech est reconnu pour toujours avoir une mauvaise défensive alors on peut prévoir des points à la tonne. Si vous aimez les shootouts, ce match est pour vous. Le quart-arrière de dernière année de USF Quinton Flowers ressemble à Robert Griffin en version miniature. Lors du dernier match de sa saison contre UCF, il a lancé pour 503 verges et couru pour 102 avec 5 touchés au total. Malgré cette performance incroyable, son équipe a perdu. On peut se douter qu’il veut terminer sa carrière en beauté.

Frisco Bowl :SMU vs Louisiana Tech, 20 décembre, 20 :00

Un nom à retenir ici : Courtland Sutton. Le receveur de passes format géant est considéré par plusieurs experts comme LE meilleur receveur du repêchage de cette année et de l’année dernière. Mesurant 6 pieds 4 et pesant 216 livres, cet athlète possède tous les attributs pour être dominant dans la NFL. Julio Jones n’est pas une comparaison exagérée. Il est physique et possède assez de vitesse pour produire des jeux explosifs. Pour ceux qui iraient dire qu’il ne joue pas contre des équipes de premier plan, rappelons-nous que Randy Moss a joué pour Marshall, Terell Owens pour Tennessee-Chattanooga et Antonio Brown pour Central Michigan. Cet argument a toujours été exagéré selon moi et lorsqu’on regarde le film, il est facile de voir un joueur dominant, peu importe la compétition qui se retrouve devant lui. Pour un avant goût de ce joueur d’exception, voici un highlight :

La différence de valeur entre une portée et une passe tentée.

La manière la plus sécuritaire d’évaluer la valeur d’un porteur de ballon est de vérifier son volume de travail. On additionne le nombre de portées et le nombre de passes tentées en sa direction par semaine pour y arriver. Plus le volume est élevé plus les opportunités de marquer des points seront au rendez-vous.

Chaque fois qu’un porteur a le ballon en mains, il y a une possibilité de marquer des points. Est-ce qu’à chacune de ces fois, il s’agit de la même valeur? La réponse est non pas du tout. Plusieurs facteurs entre en ligne de compte. On a qu’à penser à des joueurs comme Legarette Blount, Fred Jackson ou Mike Tolbert qui touchent (ou touchaient) au ballon seulement dans la zone payante. Chacune de leurs portées pouvaient rapporter six points additionnels à son propriétaire. Tous les pooleurs avertis savent qu’un porteur qui touche au ballon dans la redzone est une situation payante et que tous les porteurs qui n’ont pas cette chance le sont beaucoup moins. Puis, quels sont les autres facteurs? Est-ce qu’une passe a la même valeur qu’une portée?

Je me suis posé la question et pour en avoir le cœur net, j’ai fait mes recherches. En me basant sur les statistiques des saisons 2014 et 2015, j’ai pu ressortir la valeur moyenne de points marqués lors d’une portée et d’une passe tentée. Aussi surprenant que cela puisse paraître, une passe tentée au porteur est plus payante en moyenne qu’une portée, et ce, même dans une ligue standard qui n’accorde aucun point pour la réception.

Moyenne de point par action avec le ballon en pointage standard

Année Points par portée Points par passe tentée Points par réception
2014 0,58 0,76 1,04
2015 0,56 0,80 1,07

On peut voir qu’une passe tentée produit 31% plus de point qu’une course en 2014 et 43% de plus en 2015. Autrement dit, en 2015, un porteur visé 10 fois dans un match (on ne parle même pas ici d’attraper le ballon!) était plus payant qu’un porteur ayant effectué 14 courses. C’est énorme! Lorsque la passe est captée, on double pratiquement le nombre de point produit.

Moyenne de point par action avec le ballon en pointage PPR et Half PPR

Année Points par portée Points par passe tentée Half-PPR Points par passe tentée Full PPR
2014 0,58 1,13 1,49
2015 0,56 1,17 1,54

En Half-PPR les porteurs visés vont marquer environ le double des points à chaque passe. Tandis qu’en Full-PPR, un porteur ayant 10 passes tentées en sa direction devrait marquer autant de point qu’un porteur ayant approximativement 27 portées!

En conclusion, assurez-vous de bien connaitre le système de pointage de votre pool pour savoir à quel point vous devriez favoriser les porteurs impliqués dans le jeu aérien. En cas de dilemme, n’oubliez pas que peu importe le système de pointage de votre ligue, une passe tentée est toujours meilleure qu’une course, et ce, même si ce n’est pas garantie que votre porteur attrapera le ballon!

Classement Fantasy Football par position selon SportsLucides.com

Les rankings sont sujet à changer durant la pré-saison. Les consensus sont formé à l’aide des listes de deux analystes de sportslucide.com, soit Bruno Raiche(BR) et Marc-André Brochu (MAB).

Quart-Arrière//Porteur//Receveur//Tight End

Quart-Arrière

Nom BR MAB Consensus
Aaron Rodgers 1 1 1,0
Tom Brady 2 2 2,0
Drew Brees 3 3 3,0
Andrew Luck 4 4 4,0
Russell Wilson 5 5 5,0
Matt Ryan 6 7 6,5
Kirk Cousins 7 6 6,5
Philip Rivers 9 9 9,0
Matthew Stafford 8 11 9,5
Ben Roethlisberger 11 8 9,5
Cam Newton 10 10 10,0
Dak Prescott 12 14 13,0
Marcus Mariota 13 13 13,0
Andy Dalton 14 12 13,0
Derek Carr 16 15 15,5
Tyrod Taylor 15 18 16,5
Carson Palmer 18 17 17,5
Carson Wentz 21 16 18,5
Jameis Winston 19 19 19,0
Blake Bortles 17 22 19,5
Eli Manning 20 20 20,0
Sam Bradford 22 25 23,5
Alex Smith 25 23 24,0
Jay Cutler 28 21 24,5
Mike Glennon 23 27 25,0
Joe Flacco 26 24 25,0
Brian Hoyer 24 29 26,5
Trevor Siemian 27 26 26,5
Jared Goff 31 28 29,5
Josh McCown 29 31 30,0
Cody Kessler 30 32 31,0
Tom Savage 32 30 31,0
Deshaun Watson 33 33 33,0
Paxton Lynch 34 34 34,0

Porteur de ballon

Nom BR MAB Consensus
Le’Veon Bell 2 1 1.5
David Johnson 1 2 1.5
DeMarco Murray 4 3 3.5
Lesean McCoy 3 4 3.5
Jay Ajayi 6 5 5.5
Devonta Freeman 5 6 5.5
Melvin Gordon 7 7 7.0
Lamar Miller 10 8 9.0
Todd Gurley 9 9 9.0
Jordan Howard 8 12 10.0
Ezekiel Elliot 12 10 11.0
Leonard Fournette 11 11 11.0
CJ Anderson 15 13 14.0
Isaiah Crowell 14 15 14.5
Marshawn Lynch 13 17 15.0
Doug Martin 19 16 17.5
Spencer Ware 17 19 18.0
Terrence West 18 22 20.0
Christian McCaffrey 21 20 20.5
Carlos Hyde 16 25 20.5
Adrian Peterson 30 15 22.5
Joe Mixon 23 23 23.0
Bilal Powell 31 18 24.5
Eddie Lacy 26 24 25.0
Frank Gore 24 26 25.0
Dalvin Cook 22 29 25.5
Ameer Abdullah 20 32 26.0
LeGarrette Blount 34 21 27.5
Mike Gillislee 28 27 27.5
Ty Montgomery 25 33 29.0
Tevin Coleman 27 34 30.5
Jonathan Stewart 35 28 31.5
Rob Kelly 33 31 32.0
Mark Ingram 29 36 32.5
Paul Perkins 36 30 33.0
Danny Woodhead 32 35 33.5
Derrick Henry 37 38 37.5
CJ Prosise 45 37 41.0
Jamaal Williams 43 39 41.0
James White 41 43 42.0
Jeremy Hill 40 44 42.0
Samaje Perine 39 45 42.0
Kareem Hunt 44 41 42.5
Matt Forte 38 47 42.5
Marlon Mack 50 42 46.0
Latavius Murray 46 48 47.0
Theo Riddick 42 52 47.0
Jamaal Charles 51 46 48.5
Darren Sproles 58 40 49.0
Duke Johnson 49 49 49.0
DeAndre Washington 53 51 52.0
D’Onta Foreman 52 54 53.0
Jonathan Williams 47 59 53.0
Dion Lewis 57 50 53.5
Darren McFadden 55 55 55.0
Joe Williams 54 57 55.5
Thomas Rawls 48 63 55.5
Ryan Matthews 61 53 57.0
T.J. Yeldon 56 60 58.0
Alvin Kamara 59 58 58.5
Chris Thompson 63 56 59.5
Jacquizz Rodgers 62 62 62.0
Robert Turbin 60 64 62.0
James Connor 64 61 62.5

Tight End

Nom BR MAB Consensus
Rob Gronkowski 1 1 1,0
Travis Kelce 2 3 2,5
Jordan Reed 3 2 2,5
Greg Olsen 4 5 4,5
Jimmy Graham 5 4 4,5
Tyler Eifert 6 7 6,5
Kyle Rudolph 7 6 6,5
Delanie Walker 9 9 9,0
Martellus Bennett 11 8 9,5
Zach Ertz 8 12 10,0
Hunter Henry 10 10 10,0
Cameron Brate 16 11 13,5
Jack Doyle 13 16 14,5
Coby Fleener 14 15 14,5
Eric Ebron 12 18 15,0
Julius Thomas 17 13 15,0
Antonio Gates 15 19 17,0
Benjamin Watson 21 16 19,5
Jared Cook 20 19 20,0
Jason Witten 19 22 20,5
Dwayne Allen 28 14 21,0
Charles Clay 18 26 22,0
Evan Engram 23 23 23,0
David Njoku 24 25 24,5
Austin Hooper 25 24 24,5
Jesse James 22 30 26,0
C.J. Fiedorowicz 26 27 26,5
Zach Miller 34 21 27,5
Gerald Everett 30 29 29,5
O.J. Howard 27 33 30,0
Marcedes Lewis 33 28 30,5
Austin Seferian-Jenkins 29 34 31,5
Jermaine Gresham 31 32 31,5
George Kittle 32 31 31,5

Sports Lucides FF Podcast Episode 01

Sports Lucides FF Podcast Episode 01

Résumé du repêchage

Nous avons repêché 9e sur 12 équipe. Nous avons employé une stratégie RB heavy.

round par round Alignement
1. L. Mccoy QB: P. Rivers
2. D. Murray RB1: L. Mccoy
3. A. Jeffery RB2: D. Murray
4. J. Mixon WR1: A. Jeffery
5. M. Bryant WR2: M. Bryant
6. D. Montcrief WR3: D. Montcrief
7. W. Snead TE1: K. Rudolph
8. K. Rudolph FLEX: J. Mixon
9. J. Stewart Bench: W. Snead
10. T. West Bench: J. Stewart
11. J. Docston Bench: T. West
12. P. Rivers Bench: J. Docston
13. M. Stafford Bench: K. White
14. K. White Bench: M. Stafford

Qu’est ce que vous en pensez? Laissez nous un commentaire!

Carey Price vaut-il vraiment 10,5m?

Beaucoup d’impondérables sont en jeu lors d’une signature aussi importante. Que ce soit le niveau de confiance des joueurs, la stabilité de l’alignement ou tout simplement l’image de l’équipe en question. Tentons de mettre tout ça de côté et de voir en chiffre si la signature du CH en valait vraiment la peine.

Après analyse statistique, en 2017, vingt neuf gardiens de but se qualifient comme étant des gardiens #1 (ayant jouer plus de 41 parties). Vingt sept de ces gardiens sont signés pour la saison prochaine. Voici différentes moyennes que j’ai pu retirer de l’analyse.

Moyenne des gardiens #1  Carey Price
Pourcentage d’arrêt  .915  .923
Moyenne de buts accordés 2,53 2,23
Parties jouées 57,7 62
Blanchissages 3,7 3
Salaire $4,746,296 10,500,000

Peu importe quel chiffre on observe, nous pouvons clairement prouver que Carey Price est supérieur à la moyenne des gardiens de but #1. À vrai dire, seulement deux gardiens ont mieux performé que lui en 2017 (Bobrovsky et Holtby). Par contre, il ne faut pas oublier qu’aucun autre gardien que Lundqvist ou Price sont payé au-delà de 7,5 millions de dollars. Le salaire de 10,5 millions est astronomique; c’est 2 millions de plus que n’importe quel gardien de la ligue!

Qu’est-ce qui serait arrivé aux Habs si le gardien moyen avait gardé les buts cette saison à la place de Carey Price? Pour l’exercice, je vais choisir le gardien de but ayant les statistiques les plus similaires à la moyenne. Trois gardiens ont un taux d’efficacité égal à la moyenne et ont joué 60 matchs ou plus, soit: Tuukka Rask, Jake Allen et Peter Budaj. Voyons voir leurs statistiques s’ils avaient eu la même charge de travail que Carey.

Jake Allen  Carey Price
Salaire 4,3m 10,5m
Nombre de buts accordés 152 138
Moyenne de buts accordés 2,45 2,23

C’est très sommaire, mais on peut comprendre qu’un gardien #1 moyen dans la ligue nationale accorderait 14 buts de plus que Price sur 62 matchs, ou si vous préférez seulement 0,23 but de plus par match. C’est à peine un but de plus par quatre parties jouées.

Transposons maintenant cette statistique à l’offensive. Pour qu’un joueur puisse offrir la même production que Carey, il devrait générer pour l’équipe un total de 14 buts. Lorsque le contrat de Price entrera en fonction, il y aura une différence de salaire annuel approximative de 5,5 millions de dollars entre Carey et le gardien moyen. Est-ce qu’avec 5,5 millions de dollars le CH serait en mesure de trouver un joueur pouvant être à l’origine de plus de 14 buts par année? Si c’est le cas, les chiffres semblent nous dire que les Canadiens n’ont pas fait une bonne affaire.

 

Analyse des porteurs de ballon sélectionnés en première ronde.

L’époque où les porteur de ballon étaient jugés comme étant un mauvais choix de première ronde, semble révolue. Ça n’aura prit que 5 ans et Ezekiel Elliott pour que tous oubli à quel point Trent Richardson, David Wilson, Jahvid Best, Donald Brown et bien d’autres furent un désastre pour leurs équipes respectives!

Les 3 derniers porteurs a avoir été sélectionnés en première ronde (Elliott, Gurley, Gordon) on eu un impact immédiat (ou presque) pour les franchises ayant misé sur eux. Est-ce qu’on peut vraiment se fier sur seulement trois porteur?

Selon le tableau de valeurs approximatives (VA) au repêchage de www.FootballPerspective.com, nous pouvons comparer la valeur réel des 5 premières années de chacun des porteurs versus la valeur qu’on attend d’une telle sélection.

Au total 39 porteurs ont été sélectionnés en première ronde entre 2000 et 2012 (pour une raison d’analyse les porteurs plus jeune ne sont pas inclus). Divisons les porteurs en 3 catégories:

 Sélections de début de ronde (1 à 10)

  • 11 porteurs furent sélectionnés en début de ronde
  • 45% (5/11) des porteurs ont produit un côte positive.
  • Les trois meilleurs: 1. Ladainian Tomlinson +48,6 VA // 2. Adrian Peterson +28,7 AV // 3. Jamal Lewis 21,6 AV
  • Les trois pires: 1. Trent Richardson -16,2 VA // 2. Cedric Benson -10,6 VA // 3. Cadillac Williams -10,4 VA

Sélection de milieu de ronde (11 à 20)

  • 8 porteurs furent sélectionnés en milieu de ronde
  • 62% (5/8) des porteurs ont produit un côte positive
  • Les trois meilleurs: 1. Shaun Alexander +31,1 VA // 2. Ryan Matthews +13,4 VA // 3. Marshawn Lynch +10,4 VA
  • Les trois pires: 1. Ron Dayne -12,2 VA // 2. William Green -8,3 VA // 3. T.J. Duckett -3,3VA

Sélection de fin de ronde (21 à 32)

  • 20 porteurs furent sélectionnés en fin de ronde
  • 75% (15/20) des porteur ont produit un côte positive
  • Les trois meilleurs: 1. Chris Johnson +41,1 VA // 2. Joseph Addai +33,1 VA // 3. Steven Jackson +29,1 VA
  • Les trois pires: 1. David Wilson -12,3 VA // 2. Chris Perry -10,2 VA // 3. Trung Canidate -6,6 VA

 

Après analyse, quels sont les risques?

On peut constater qu’étrangement, plus l’équipe choisit son porteur tôt dans le repêchage, plus elle risque d’être perdante avec sa sélection. Selon nos analyses, lors des 16 dernières années, seulement deux porteurs sélectionnés dans les 4 premiers choix (position où plusieurs prévoit la sélection de Fournette) on offert une valeur approximative positive. Ses porteurs sont: Ezekiel Elliott (je touche du bois, ce n’est pas encore fait… mais en même temps, j’aurais aucun problème à jinxé les Boys) et Reggie Bush par la peau des fesses avec une valeur de +2,7. Les quatre autres porteurs sélectionnés entre la première et la quatrième position portent des côtes négatives.

Plus on approche la fin de la ronde plus les choix deviennent judicieux. La mise de départ étant moins élevée, c’est alors plus facile pour le porteur de dépasser les attentes. Est-ce que ces porteurs sont de moins bonne qualité? Pas vraiment, tout comme en début ou en milieu de ronde, on y retrouve plusieurs porteurs de franchise.

La valeur des porteurs comparativement aux autres positions

Quoi qu’on dise des porteurs de première ronde, ils ont une côte moyenne de VA positive. Le calcul étant porté sur les cinq premières années professionnel des joueurs les avantage. Contrairement à plusieurs positions, celle de porteur de ballon ne nécessite pas beaucoup d’adaptation. Ces joueurs sont appelés à produire immédiatement, rare sont les porteurs de premières ronde qui occupent un poste de second ou qui sont en phase d’apprentissage. Ayant l’espérance de carrière la plus courte du circuit, les porteurs se doivent de produire rapidement. Les entraîneurs et les directeurs généraux le savent aussi, c’est pourquoi ils tentent de tirer profit de leurs porteurs avant qu’il soit trop tard. Si nous allongions cette analyse au delà des cinq ans du contrat de recrue, probablement que la valeur des porteurs prendrait une baisse en comparaison aux autres positions. (Sujet d’une prochaine analyse?)

En conclusion, bonne ou mauvais décision?

Toutes les équipes aimeraient repêcher le prochain Tomlinson, Peterson ou même Elliott. Par contre, en se fiant à l’historique du repêchage, c’est vraiment un coup de dés! De plus, même si le paris s’avère gagnant rien n’empêche le porteur en question de se blesser tôt dans sa carrière (Voir Jahvid Best et David Wilson). Quand on voit des porteurs comme Leveon Bell (2013) et David Johnson (2015) sélectionnés respectivement en deuxième et troisième ronde, on comprend que les porteurs de franchise ne se trouve pas seulement en première ronde.

Nous croyons fermement qu’il vaut mieux être patient lors de la sélection d’un porteurs. Avec la présence de plusieurs bons porteurs dans le repêchage, il serait judicieux d’attendre en fin de ronde pour en choisir un. Par contre, comme les cowboys l’an dernier, certains se justifieront de choisir un porteur tôt sous le prétexte que c’est la pièce manquante pour gagner le superbowl (San Francisco et Jacksonville ce n’est pas de vous qu’on parle). On s’attend même à des transactions. Certaines organisations sont tellement affamées, qu’elless s’avanceront pour avoir la chance (ou la malchance) de repêcher un porteur. Une décision du genre a beaucoup plus de chance de rater que de réussir (Voir l’article sur les transactions au repêchage). C’est à parier que ces directeurs généraux joueront leurs emplois sur un pile ou face le 27 avril en sélectionnant Fournette, Cooks ou McCaffrey! Si votre emploi en dépendait, lequel prendriez-vous?

 

 

Le Spread offense, bon pour le spectacle ou mauvais pour le développement?

Le football offensif de la dernière décennie dans la NCAA ne peut être défini que par un seul mot: spread. Ce type de système offensif est maintenant rendu la norme. Si on ne joue pas une forme de spread offense, notre offensive est considérée comme trop prévisible ou simple.

Clemson, Oregon, Ohio State, Oklahoma, même l’intimidante Alabama a commencé à inclure des concepts spread à son offensive. Qu’est-ce que le spread offense en gros?

  • Formation shotgun pour la grande majorité des jeux
  • 4 receveurs et 1 porteurs de ballon (peut être adapté avec des ailiers rapprochés)
  • Jeux de sol qui se basent sur le read option: le quart-arrière a souvent l’option de garder le ballon pour courir ou lancer une passe courte
  • Jeux de passes rapides se basant sur le timing
  • Offensive souvent sans caucus utilisant les signaux des lignes de côtés pour appeler le jeu rapidement et empêcher les substitutions défensives et ainsi fatiguer la ligne défensive.

L’université Oregon est définitivement l’une des universités pionnières de ce style avec le fameux no-huddle de Chip Kelly. Avec ce style, Kelly avait la possibilité d’utiliser plusieurs joueurs interchangeables et garder son offensive fraîche et rapide. Les concepts étaient simples, le cahier de jeu petit. Le succès de cette offensive est basé sur les décisions rapides et le timing. Après trois quarts de ce tempo insoutenable, la majorité des défensives s’écroulaient et il n’était pas rare de voir Oregon marquer 4 touchés au 4ème quart pour cause de pure fatigue. Les autres équipes ont apprises et le style est maintenant répandu à travers les plus grosses universités du pays. Bien que ce style d’offensive ait fait explosé le tableau indicateur et offre des scores qui ressemblent à des scores de basketball plus qu’à des scores de football, le style n’est pas sans conséquence. En voici quelques-unes.

Le Pro Style QB est une espèce en voie d’extinction

Vu que ce style offensif mets les décisions dans les mains du coach, le quart-arrière se voit chargé de moins de responsabilités. Il n’appelle pas le jeu dans le caucus, il ne fait peu ou pas d’ajustements à la ligne de mêlée et sa lecture de couverture est souvent limité à une ou deux options. Après ça, il coure ou se débarrasse du ballon. Cela à pour cause d’offrir aux équipes NFL des quart-arrières handicapés des capacités nécessaires pour gérer une offensive pro. Jared Goff n’était certainement pas digne du premier choix l’an dernier. Pourtant, le fait qu’il vienne d’une offensive qui est considéré plus traditionnelle a fait exploser sa valeur aux yeux des équipes. Les équipes NCAA recherchent de plus en plus des athlètes à la position afin d’exceller dans ce type d’offensive. Ce type de joueur ne fait pas la transition au niveau professionnel de façon très constante.

Les joueurs de ligne offensive ne peuvent plus protéger le quart-arrière

Vu que cette offensive est basée sur le timing et les passes courtes, le nombre de joueurs de ligne offensive capable de protéger le quart-arrière sur un 7 step dropback se fait de plus en plus rare. Ces mastodontes sont habitués de protéger pendant 2 secondes et de se rendre au deuxième niveau ensuite. Demandez-leur de bloquer Khalil Mack pendant 4 secondes? Un gros bonne chance. Le standard pass protection est devenue très rare dans la NCAA. On veut souvent des joueurs de ligne athlétiques qui peuvent se déplacer et sont assez en forme pour soutenir le rythme de jeu effréné du sans caucus. Le jeu au sol en souffre aussi alors que le bon vieux power offense n’est presque plus. Stanford est une équipe qui le préconise encore et ce n’est pas une surprise que cette école produit des joueurs de ligne offensive de qualité année après année. Wisconsin, Iowa et LSU sont d’autres exemples.

Les receveurs de passes ne maîtrisent pas un arbre de tracés complet

Étant donné le style rapide de l’offensive, les arbres tracés du spread sont relativement simples. Les options routes sont très rares et règle générale, on ne demande pas au receveur de prendre des décisions relatives à la couverture devant lui. Cela devient un problème quand une équipe NFL désire avoir des concepts de passes variables selon la couverture (homme à homme VS zone). Les receveurs sortant du niveau collégial ne sont pas habitués à ces concepts et ne sont donc pas prêts à être sur le terrain rapidement. Personnellement, je trouve que c’est un des aspects qui est le moins considéré au repêchage et qui devrait l’être beaucoup plus. Le receveur coure vite….oui, mais peut-il comprendre mon cahier de jeux et contribuer rapidement?

La solution? Adapter son offensive

Les équipes NFL ne sont pas bêtes et l’influence du spread se voit partout dans la ligue maintenant. Il devient trop demandant d’attendre que les recrues apprennent les concepts, ils doivent contribuer dès maintenant. On garde donc les choses simples et on se croise les doigts pour avoir un bon quart-arrière entre les mains. Si on doit se contenter d’un quart-arrière médiocre, on lui propose des concepts connus et on essaie de lui rendre la vie plus facile. Un exemple parfait de cette stratégie est la progression de Dak Prescott cette saison.

Leonard Fournette au 2e rang?

Les partisants de la NFL attendent ce porteur depuis son année «Freshman». Un porteur comme il ne s’en fait plus, un vrai «old-school back»! Plusieurs équipes aimeraient mettre la main cet athlète. Par contre, pour le repêcher, il faudra bien se positionner dans le repêchage, car il ne sortira pas du top 10.

Les 49ers ont été très éloquents dernièrement à propos de leur deuxième choix. Il est disponible et s’ils ne l’échangent pas, San Francisco ont mentionné qu’ils repêcheraient peut-être Fournette. Nous ne croyons pas à cette rumeur. Par contre, ça met beaucoup de pression sur les équipes qui le convoitent.

Est-ce qu’un échange du genre pourrait être rentable?

Un deuxième choix au total a pour valeur approximative: 36,3 points pour les cinq premières années du joueur repêché. Ces années sont les plus importantes, car le joueur joue avec son salaire «abordable» de recrue. Pour avoir une idée de la production d’un porteur de premier plan durant les cinq premières années, voici quelques exemples comparables (Tous les RB sélectionnés top 10 first round de 2000 à 2011).

  • CJ Spiller 9e choix: 34 points (2010-2014)
  • Darren Mccfadden 4e choix: 30 points (2008-2012)
  • Adrian Peterson 7e choix: 58 points (2007-2011)
  • Ronnie Brown 2e choix: 36 points (2005-2009)
  • Cedric Benson 4e choix: 22 points (2005-2009)
  • Cadillac Williams 5e choix: 21 points (2005-2009)
  • LaDainian Tomlinson 5e choix: 80 points (2001-2005)
  • Jamal Lewis 5e choix: 53 points (2000, 2002-2005)
  • Thomas Jones 7e choix: 23 points (2000-2004)

Parmi les neuf porteurs sélectionnés dans le top 10, seulement trois ont surpassé la valeur associée à un deuxième choix (36,3 points). D’ailleurs, ce 30% des porteurs ont vraiment excédé les attentes d’une manière phénoménale.

Maintenant, mettons de côté le deuxième choix et prenons comme cible la septième position (valeur de 29,3 points). Dans ce cas ci, 60% des porteurs ont surpassé la production moyenne d’un joueur sélectionné à cette position. Donc, ça ferait beaucoup plus de sens que Fournette soit sélectionné entre la sixième et la huitième position. Connaissant l’engouement pour ce joueur, il ne faut pas se surprendre qu’il soit sélectionné plus tôt.

En conclusion, sélectionner Leonard Fournette avec le deuxième choix n’est pas une mauvaise décision en soit, pour les 49ers. Par contre, nous ne conseillons à aucune équipe de payer un surplus pour s’avancer dans le repêchage afin de sélectionner Fournette en deuxième position.

 

Richard Sherman aux Raiders??

Apparemment, Richard Sherman aurait jouer son dernier jeu à Seattle. Il aurait demandé à John Schneider de l’échanger.  Sherman est sans contesté le demi de coin le plus polarisé depuis Deion Sanders. Il est aussi le demi de coin le plus dominant depuis Darrell Revis (Oui oui, Patrick Peterson est super bon aussi).

Un joueur de se calibre, ça ne se trouve pas à tous les coins de rue! (Sauf si t’es les Patriots… Malcolm Butler) John Schneider le sait et il exige la totale en échange de son joueur vedette. Les premières demandes s’apparentaient à : Un très bon joueurs ainsi qu’un choix de permière ronde. Évidemment, personne n’a répondu à l’appel! La demande est maintenant à la baisse, elle serait maintenant: Un premier choix ainsi qu’un choix de 4e ronde.

Est-ce que cette demande est raisonnable? Allons voir.

(Pour bien comprendre le tableau, prenez connaissance de la Valeur Approximative ici)

sherman

La valeur de Sherman semble en baisse depuis quelques années. En 2013, il a offert une valeur de 19 points au Seahawks (Sa meilleure saison en carrière), mais pour 2015 et 2016 combiné il n’a rapporté que 24 points.

Pour que l’échange soit rentable, il faudrait que les Raiders ou les Saints reçoivent une valeur approximative d’environ 13 points par saison, durant 2 ans (AV total d’environ 26 points). C’est une production que nous jugeons réaliste.

En conclusion, d’un point de vue de la valeur sur le terrain, les exigences de Seattle sont convenable. Richard Sherman devrait livrer une production similaire à la valeur des choix. Par contre, d’un point de vue administratif, en tenant compte de son salaire, c’est très cher payé!

Nous croyons que ce serait un bon échange pour Oakland. Le leadership que ce joueur peut apporter à cette jeune et talentueuse équipe vaux la peine, et ce, malgré le prix élevé. Pour ce qui est des Saints… on passerait à un autre appel.

La valeur approximative

Suite à l’article portant sur les valeurs des différents choix aux repêchages, certains lecteurs m’ont demandé: « comment peut-on donner une valeur à un choix si le joueur n’est pas encore sélectionné? ». C’est possible, grâce à la valeur approximative. C’est un outil que je trouve vraiment intéressant et que j’utilise beaucoup. Pour ceux qui ne le connaissaient pas, je vais vous le présenter.

On attribut le mérite de la création du premier outil d’approximation sportive à Bill James, un analyste de baseball. Cette méthode permettais d’avoir une idée de la valeur d’un joueur pour plusieurs saisons. Cette technique permet enfin d’avoir un point d’analyse commun pour des joueurs auparavant incomparable. De cette manière, on peut mettre des valeurs sur les différents choix au repêchage, positions, époques, etc.

C’est une découverte qui a changé à jamais le baseball (Moneyball, ça vous dit quelque chose?). Le blueprint créé, il ne restait qu’à l’importer à la NFL. Le seul hic, contrairement au baseball, le football est un sport statistiquement incomplet! La formule de Bill James se base sur des statistique au bâton. Quelqu’un connait des statistique de joueur de ligne offensive? Quelle statistique donne-t-on à un demi-défensif étoile auquel on ne lance aucun ballon dans sa direction?

On retrouve très peu de documentation sur le sujet, mais c’est à croire que les premières valeurs approximatives sont arrivées en 1990, ce qui coïnciderait avec la charte de Jimmy Johnson. Il est impossible de produire une telle charte sans l’apport d’une formule de valeurs approximatives.

Pour faire une histoire courte, une valeur est accordée pour chacune des saisons d’un joueur. Ensuite, tout au long de sa carrière, les valeurs sont additionnées. C’est donc dire, que pour une fois, nous pouvons statistiquement comparer: Reggie White (DE), Logan Mankins (OG) et Brett Favre (QB). Est-ce que c’est précis? Pour comparer seulement deux ou trois individus, non, pas vraiment. Par contre, lorsque le volume de comparaison est élevé, c’est ce qu’il y a de plus précis sur le marché. La possibilité de pouvoir comparer différentes positions crée beaucoup de possibilités.

En voici 2 exemples:

  • Pour connaitre la valeur d’un 25e choix, il suffit de faire la moyenne des valeurs approximatives des joueurs sélectionnés au 25e rang au cours des X nombre d’années précédentes. Le résultat sera la valeur qu’un directeur général peut s’attendre de recevoir d’un 25e choix.
  • On veut savoir si c’est plus risqué de repêcher un joueur de ligne offensive ou un receveur en première ronde. Il suffit de faire la moyenne des valeurs approximatives de tous les receveurs de première ronde des 10 dernières années, ensuite on fait la même chose avec les joueurs de ligne et on compare les résultats.

Si c’est un sujet qui vous intéresse, la méthode de valeur approximative la plus accessible pour les partisans de football est celle de Doug Drinen, le fondateur de Pro-Football-Reference. Vous pouvez trouver la méthodologie ainsi que plusieurs explications à l’adresse suivante : http://www.pro-football-reference.com/blog/index37a8.html.