Classement receveurs éloignées 2018

 

La classe de receveurs de cette année est très homogène. Il ne semble pas y avoir de joueur qui se démarque vraiment. Il est difficile de les différencier en termes de potentiel. Ne soyez donc pas surpris si les classements ne reflètent pas l’ordre dans lequel ils seront sélectionnés ou si un joueur de 4ème ronde devient le meilleur joueur de cette classe. Il y a du talent, mais rien qui saute aux yeux comme un Julio Jones ou A.J. Green. Comme d’habitude, on fait un survol du combine en format audio. Bonne écoute!

#1 Courtland Sutton-SMU-6’3, 218 lbs

Statistiques 2017: 68 attrapés, 1085 verges, 12 touchés

Performance du combine : 4.54 secondes au 40 verges, 6.57 secondes au 3 cone drill

Sutton est vraiment ce qu’on appelle un freak physiquement. Son physique rappelle beaucoup celui d’A.J. Green. Bien qu’il provienne d’une petite école ce qui a pour cause de ne pas avoir fait face à des demis de coins de qualité, je crois qu’il possède toutes les qualités pour être dominant au prochain niveau. On devra par contre s’attendre à une période d’adaptation à sa première année afin qu’il apprenne les nuances de la position.  La séparation entre lui et Ridley est mince mais je donne l’avantage au receveur format géant qui gagnera plus de batailles 1 contre 1.

Prédiction : Milieu de 1ère ronde

#2 Calvin Ridley-Alabama-6’0, 189 lbs

Statistiques 2017 : 63 attrapés, 967 verges, 5 touchés

Performance du combine : 4.43 secondes au 40 verges

En voyant les statistiques de Ridley, on peut se demander pourquoi il se retrouve si haut. Cela s’explique en majeur partie car l’offensive d’Alabama est extrêmement axée sur le jeu au sol. De plus, il est facile de voir que son quart-arrière possédait de nombreuses lacunes. Il faut donc essayer de voir Ridley pour ce qu’il peut devenir et non pour ce qu’il a fait. Je le vois comme une version un peu moins bonne d’Amari Cooper. Il est rapide et cours de bons tracés mais il aura de la difficulté contre des demis-défensifs physiques. Il devra développer un peu de force s’il veut être capable de battre le press coverage. Néanmoins, il est très dangereux sur les tracés verticaux.

Prédiction : Milieu de 1ère ronde.

#3 Christian Kirk-Texas A&M- 5’11, 200 lbs

Statistiques 2017 : 66 attrapés, 859 verges, 10 touchés, 2 bottés ramenés pour des touchés

Malgré le fait qu’il soit #3, je dois dire que Kirk est mon receveur préféré du repêchage cette année. Il a connu trois années très productives à Texas A&M et il est le receveur le plus polyvalent du repêchage. Dans la NFL, je crois que son poste régulier sera comme slot receiver mais il est capable de jouer partout. Les Aggies l’ont utilisé à toutes les sauces et il a répondu à l’appel à chaque fois. Lors de sa carrière, il a ramené 6 bottés de dégagement pour des touchés donc il ajoute une bonne valeur dans les unités spéciales. Malgré le fait qu’il soit en-dessous de 6 pieds, il est très fort des jambes et est capable de briser un mauvais plaqué sans problème. Selon moi, il est une meilleure version de Randall Cobb.

Prédiction : Fin de 1ère ronde-Début 2ème ronde.

#4 D.J. Moore-Maryland- 6’0, 210 lbs

Statistiques 2017 : 80 attrapés, 1033 verges, 8 touchés

Performance du combine : 4.42 secondes au 40 verges, 39.5 pouces au saut vertical

Moore et Christian Kirk se ressemblent beaucoup physiquement. Moore n’est pas un aussi bon retourneur de botté mais il est très rapide. À 210 livres, il est très solide et est capable de briser des plaqués. Je ne sais pas s’il aura la capacité d’évoluer comme receveur extérieur. Il sera peut-être plus à l’aise comme receveur intérieur avec ses capacités à porter le ballon et briser des plaqués sur de courtes passes.

Prédiction : 2ème ronde

#5 Deon Cain-Clemson- 6’2, 202 lbs

Statistiques 2017 : 58 attrapés, 734 verges. 6 touchés

Performance du combine : 4.43 au 40 verges, 6.71 secondes au 3 cone drill

Cain avait un bon momentum après la saison 2016. Plusieurs le voyaient comme un des meilleurs receveurs à venir. Par contre, il a fait un peu du surplace en termes de statistiques. Cela peut être dû au fait que Clemson avait perdu Desean Watson et que le nouveau quart-arrière n’avait pas les mêmes talents de passeur. Cain demeure néanmoins un receveur athlétique avec la capacité de courir de bons tracés verticaux. La précision de ses tracés pourrait être à améliorer par contre.

Prédiction : Fin 2ème ronde

Classements par position: Quarts-Arrière

Maintenant que le Super Bowl est terminé, on peut se tourner vers le repêchage 2018 de la NFL. Je vous présenterai mes classements par position pour les meilleurs espoirs. Ces classements sont basés sur mes observations personnelles et représentent mon opinion sur le potentiel des joueurs comme joueurs professionnels. Je vous invite à visiter le site www.draftbreakdown.com afin de visionner les ‘’game tapes’’ de chacun des joueurs présentés.

On débute cette semaine avec la position la plus glamour de chaque repêchage, les quarts-arrières. Le repêchage de cette année est particulièrement intéressant avec plusieurs joueurs très polarisants. Vu la forte demande de la NFL à cette position, on peut s’attendre à voir plusieurs d’entre eux partir très tôt dans la première ronde malgré leurs défauts. Je vous propose également un survol des performances du combine 2018 en format audio.

#1 Josh Rosen- UCLA- 6’4 226 lbs

Statistiques 2017: 283/452, 3756 verges,  62.6% de complétion, 26 touchés, 10 interceptions

Rosen est le passeur qui est le plus prêt à faire le saut dans la grande ligue. Il possède une motion pratiquement parfaite et a joué dans un système offensif de type pro à UCLA. Son ancien coach, Jim Mora n’avait que de bons mots pour Rosen. Malgré le fait qu’UCLA n’avait pratiquement aucun joueur offensif de qualité pour l’entourer, Rosen a tout de même été en mesure de produire offensivement ce qui est toujours un point positif pour un jeune quart. Il est capable d’augmenter le niveau de jeu de ses coéquipiers par ses bonnes décisions et sa vision du jeu. En termes de qualité pour un quart-arrière NFL, Rosen possède les meilleurs attributs de tous les quarts du repêchage.

Le californien n’est pas sans faille par contre. Il n’a pas démontré une durabilité inspirante lors de ses trois saisons à UCLA. En 2016, il n’a joué que 6 matchs avant de subir une blessure à l’épaule qui a mis fin à sa saison. Cette année, une commotion cérébrale l’a empêché de jouer son match de bowl. À 218 livres, il ne démontre pas le physique durable d’un Carson Wentz ou Ben Roethlisberger. Il ne possède pas une très bonne mobilité donc il ne faut pas s’attendre à ce qu’il sorte de la pochette et produise des jeux, ce qui est une qualité de plus en plus enviable dans la NFL de 2018. D’ailleurs, la majorité des autres quart-arrières du repêchage sont de bien meilleures athlètes que Rosen. Aucun d’eux ne possède ses talents de passeurs. Dernier petit point d’interrogation sur Rosen, on entend dire qu’il ne serait peut-être pas passionné par le football. Il était un ancien joueur de tennis mais a dû arrêter pour cause d’une blessure chronique. Le football était donc son deuxième choix. Ce détail pourrait décourager certaines équipes de confier leur futur à un joueur qui n’a peut-être pas sa tête 100% au football.

Prévision: Top 5 pick

#2 Sam Darnold-USC- 6’4 220 lbs

Statistiques 2017: 303/480, 4143 verges. 63.1% de complétion, 26 touchés, 13 interceptions

Un autre quart-arrière de la Californie, Darnold avait fait écarquiller bien des yeux à la fin de la saison 2016 avec un match incroyable contre Penn State lors d’un bowl de fin de saison. Malheureusement, la saison 2017 a été en montagnes russes pour le #14 des Trojans.  Il a dû composer avec plusieurs départs pour la NFL de joueurs clés et des blessures sur la ligne offensive. Darnold possède un excellent bras et est en mesure de sortir de la pochette et gagner des premiers jeux par la course. Il semble bâti solidement et est capable d’encaisser les solides plaqués. Durant la dernière saison, il a été capable du meilleur comme du pire. Un point qui semble revenir souvent est le nombre de revirements. Non seulement lance-t-il plusieurs interceptions, mais il a de la difficulté à garder le ballon dans ses mains lorsqu’il y a de la pression sur lui. Cette faiblesse a été mise en évidence à la télévision nationale lors du dernier match de la saison contre Ohio State. Face à une ligne défensive de niveau NFL, Darnold a commis 3 coûteux revirements. On se demande donc si c’est quelque chose qui peut être enseigné ou si c’est un aspect que les équipes devront composer avec.

Malgré ces défauts, Darnold est capable de mettre le ballon n’importe où de créer des jeux avec un rien. Personnellement, j’aurais aimé le voir rester à USC une autre année afin d’améliorer certains aspects comme sa prise de décision et son jeu de pieds. Néanmoins, on peut comprendre le jeune homme de vouloir capitaliser sur un engouement certain autour de lui. L’équipe qui le repêchera devra user de jugement afin de bien gérer sa progression. Si les Browns le repêchent, je serais inquiet alors qu’ils ont prouvé à maintes reprises qu’ils n’ont aucune idée comment gérer un jeune quart en développement.

Prédiction: Top 5 pick

#3 Josh Allen- Wyoming- 6’5, 237 lbs

Statistiques 2017: 152/270, 1812 verges, 56% de complétion, 16 touchés, 6 interceptions

Si on avait à créer un moule pour le quart-arrière parfait, on prendrait Josh Allen pour le faire. Le jeune homme semble fait pour jouer la position de quart. Il possède un bras qui rivalise les Matthew Stafford de ce monde et est un athlète comparable à Carson Wentz. Les questions pour Allen se situent au niveau de la précision. Bien qu’il soit capable de placer le ballon n’importe où sur le terrain, il ne le fait pas avec assez de constance. Par contre, les statistiques ne disent pas tout sur un joueur et il faut faire attention à porter un jugement hâtif. Lorsqu’on voit Josh Allen jouer, oui il a tendance à manquer de précision mais à Wyoming, on peut s’entendre sur le fait qu’il n’est pas entouré de talent NFL. J’ai vu plusieurs passes de touché être échappé et d’autres jeux où il n’y a tout simplement personne qui se démarque. Allen était clairement le meilleur joueur sur le terrain mais ne se faisait pas aider par moments.

Lors du Senior Bowl du 27 janvier dernier. Allen a connu un début de match difficile mais a découpé la défensive en deuxième demie avec plusieurs passes qui demandaient beaucoup de touche, un aspect sur lequel il est critiqué. Selon les observateurs, il a progressé tout au long de la semaine et semble apprendre très vite, un point positif. Allen possède toutes les qualités pour devenir un quart-arrière partant et peut-être même dominant. La question est: combien de temps cela prendra t-il? L’équipe qui le repêche doit donc avoir un bon plan de développement. Je peux certainement voir une équipe en dehors du top 10 faire un échange pour aller le chercher et le développer.

Prédiction: Top-10 pick

#4 Baker Mayfield-Oklahoma-6’1, 215 lbs

Statistiques 2017 : 285/404, 4627 verges, 70% de complétion, 43 touchés, 6 interceptions

Mayfield est probablement le quart-arrière le plus polarisant de cette classe. Plusieurs l’aiment, plusieurs le détestent. En regardant ses statistiques, vous seriez enclin à me traiter de débile de le mettre derrière Josh Allen. Il est vrai que les verges et la quantité de touchés sont impressionnantes, mais cela ne transfère pas toujours dans la NFL. En fait, plusieurs QBs issus d’un système spread ont une transition difficile dans la grosse ligue. Baker possède des qualités de leader indéniables et il est un compétiteur très intense. Ces sont des choses qu’on ne peut coacher. Par contre, sa grandeur et ses qualités athlétiques vont peut-être faire fuir quelques directeurs généraux.

Le petit quart-arrière d’Oklahoma a un parcours assez particulier. Il est ce qu’on appelle un walk-on, c’est-à-dire un joueur qui n’a pas reçu de bourse d’étude d’un collège. Il a commencé sa carrière à Texas Tech pour être ‘’forcé’’ de transférer à cause de Patrick Mahomes qui lui a volé le poste de partant. Il a ensuite été à Oklahoma et a volé un poste à son tour et il l’a gardé pour le restant de sa carrière. On peut se demander comment un quart-arrière qui n’a pas attiré l’attention d’aucun coach NCAA se débrouillera dans la NFL. Mayfield est très précis et est capable de créer des jeux avec rien. Des analystes le comparent à Russell Wilson mais il faut comprendre qu’il n’est vraiment pas le même genre d’athlète. Un point qui m’inquiète est son manque de maturité. Il semble avoir tendance à faire des conneries de façon assez régulière comme faire des gestes obscènes sur les lignes de côté ou tenter  de s’enfuir de la police. Lorsqu’une équipe veut un quart-arrière de franchise, je crois qu’on veut un jeune homme avec une discipline afin de montrer l’exemple à ses coéquipiers, je ne crois pas que Baker à cette étoffe, du moins pas tout de suite. Par contre, ça ne prend qu’une équipe pour l’aimer et je crois qu’il ne sortira pas de la première ronde.

Prédiction : Deuxième demie de première ronde (15-32)

#5 Lamar Jackson-Louisville-6’2, 216 lbs

Statistiques 2017 : 254/430, 3660 verges, 59% de complétion, 27 touchés, 10 interceptions

1600 verges au sol, 18 touchés par la course

Jackson est clairement le ‘’wild card’’ de cette classe de quart-arrières 2018. Gagnant du trophée Heisman en 2016, il est un athlète élite avec un bras canon et la capacité de s’échapper de n’importe quel joueur. Par contre, son style de jeu peut être inquiétant dans la NFL et peut rappeler Robert Griffin. Le style de Jackson est vraiment basé sur la course mais à 211 livres, il n’a pas le physique pour prendre des coups à répétition. Je crois qu’il sera repêché en 2eme ronde par une équipe qui veut avoir un projet de développement. Avec ses qualités athlétiques, il est vraiment capable de donner des maux de têtes à une défensive. Il doit travailler sur son jeu de pieds et sa précision qui ne sont pas au niveau NFL encore. Si quelqu’un vous dit qu’il devrait transférer comme receveur de passes, donnez une bonne claque à cette personne, il est clairement fou.

Prédiction : Début 2ème ronde

Classements porteurs de ballon 2018

Je vous présente mon classement et analyse des porteurs de ballon. On est vraiment choyé avec une classe bourrée de talent. C’est une bonne année pour repêcher un porteur. Comme toujours, je vous présente mon survol des performances du combine en format audio suivi de mes classements en version texte.

#1 Saquon Barkley-Penn State-6’0, 233 lbs

Statistiques 2017 : 217 portées, 1271 verges, 18 touchés

Performance du combine : 4.40 secondes au 40 verges, 29 répétitions au bench press, 41 pouces au saut vertical

Depuis 3 ans, on est choyés avec des porteurs élites comme Leonard Fournette, Ezekiel Elliott et Todd Gurley. Cette année ne fait pas exception et je crois que Barkley est le meilleur d’entre tous ces joueurs. Il possède vraiment tous les attributs nécessaires pour un porteur NFL. Sa vitesse est élite et ses mouvements latéraux brisent des chevilles. Il est un bon receveur et est capable de retourner des bottés pour des touchés. Les Browns possèdent deux sélections dans le top 4 et je crois qu’ils doivent sélectionner ce joueur d’impact s’ils veulent amener une étincelle à leur offensive stagnante des dernières années. Un point positif pour Barkley est qu’il n’a pas été abusé par son coordonateur offensif. On voit certains porteurs vedettes avoir 350-400 portés par année ce qui peut avoir un impact négatif dans la NFL. Leonard Fournette a déjà des bobos un peu partout mais ce ne devrait pas être le cas de Barkley qui n’a jamais eu 300 portées en une saison donc l’équipe qui le sélectionne obtient un porteur en santé. Si Barkley possède une faiblesse c’est qu’il hésite un peu trop dans le champ-arrière par moments mais il est tellement athlétique qu’il peut s’en sauver.

Prédiction : Top 5 pick

#2 Derrius Guice-LSU-5’10, 224 lbs

Statistiques 2017 : 237 portées, 1251 verges, 11 touchés

Performance du combine : 4,49 secondes au 40 verges

Parlant de Leonard Fournette, son successeur à LSU n’est pas piqué des vers. Guice ne possède pas le physique de Fournette mais il possède certainement son agressivité. C’est un porteur très physique qui finit toujours ses courses avec puissance. Ses statistiques ne sautent pas aux yeux mais il était l’offensive de LSU à lui seul. Dans la SEC, un jeu au sol n’est pas assez, il faut du support aérien et Guice n’en avait pas. Il y a des questions sur son habilité à attraper le ballon car il n’a accumulé que 124 verges l’année dernière. Il n’est peut être pas un ‘’3 down back’’ ce qui diminue sa valeur un peu. Néanmoins, il est très talentueux et ajoutera du chien à une attaque au sol.

Prédiction : Début 2ème ronde

#3 Sony Michel- Georgia- 5’11, 214 lbs

Statistiques 2017 : 156 portées, 1227 verges, 16 touchés

Performance du combine : 4.54 secondes au 40 verges, 22 répétitions au bench press

Certains voient Nick Chubb comme le meilleur porteur de Georgia mais selon moi ce n’est même pas proche, Michel est de loin supérieur. Ceux qui ont vu les matchs contre Alabama et Oklahoma en séries ont pu voir que Michel se démarque par sa vision et sa vitesse. Il est en mesure de gagner des verges lorsqu’il n’y a pas de trou et sortir de longs jeux lorsqu’il y en a. Avec une moyenne de 7.9 verges par portée, il est clair qu’il est capable de produire des gros jeux. Je crois que Michel peut être un bon 3 down back même si Georgia ne lui lançait pas le ballon souvent.

Prédiction : Moitié de 2eme ronde.

#4 Rashaad Penny-San Diego State-5’11 220 lbs

Statistiques 2017 : 289 portées, 2248 verges, 23 touchés
Performance du combine : 4.46 secondes au 40 verges, 32.5 pouces au saut vertical

Je ne vois pas ce joueur dans plusieurs top 5 et j’ai vraiment de la difficulté à comprendre pourquoi. C’est peut-être qu’il joue pour une petite école mais à chaque fois que je le vois, il fait des gros jeux pour une équipe qui n’a pas beaucoup de talent autour de lui. Sa vision est excellente et il est constamment en mesure de tomber par en avant et gagner 2 à 3 verges additionnelles. Il n’hésite pas à prendre une décision et il possède la vitesse pour effectuer le long jeu. Quoi que ses statistiques par la passe ne soient pas impressionnantes, il a démontré au Senior Bowl qu’il en mesure d’être compétent. Je crois que beaucoup de porteurs seront pris avant lui mais les équipes qui le sous-estiment regretteront leur choix. On peut penser à Kareem Hunt ou Alvin Kamara l’année dernière. Sa protection de passe est le point qu’il doit améliorer s’il veut devenir élite.

Prédiction : Fin 3ème ronde

#5 Royce Freeman-Oregon-5’11 229 lbs

Statistiques 2017 : 244 portées, 1475 verges, 16 touchés

Performance du combine : 4.54 secondes au 40 verges, 34 pouces au saut vertical

Il me rappelle beaucoup Jonathan Stewart avec un style physique et compact. Il a maintenu une moyenne de 6 verges par portée au cours de sa carrière et a été productif pendant 4 années. Il ne fera pas écarquillé des yeux avec sa vitesse ou des jeux incroyables mais il fait le travail et est très complet. Encore une fois, je ne serai pas surpris de voir Ronald Jones ou Nick Chubb pris avant lui mais je crois qu’il est meilleur que ces joueurs. Ce sera à une équipe de trouver le meilleur temps pour le sélectionner et avoir une bonne valeur.

Prédiction: 3ème-4ème ronde

Classement centres/gardes 2018

On poursuit notre analyse des joueurs pour le repêchage 2018 de la NFL avec les gardes et centres. Quoi que ce n’est pas la position qui impressionne le plus, c’est la fondation de toute bonne offensive. Comme d’habitude, je vous offre un survol audio de leurs performances au combine suivi de mes classements par texte.

#1 Quenton Nelson-Notre Dame-6’5, 325 lbs

35 répétitions au bench press

Considéré par quelques analystes comme le meilleur joueur en général du repêchage. Ce n’est pas le choix le plus glamour mais toute personne qui connaît le football sait que la ligne offensive est une base essentielle. Nelson est un meilleur garde à sortir des rangs collégiaux depuis longtemps. Il ne possède pratiquement aucune faiblesse. Il est assez puissant pour bouger n’importe qui sur un jeu au sol et assez agile pour bien protéger le quart-arrière. L’équipe qui le repêche se dote d’un partant pour les dix prochaines années sans se poser de questions.

Prédiction : Top 10 pick

#2 James Daniels-Iowa-6’3, 306 lbs

Performance du combine: 30.5 pouces au saut vertical

Daniels jouera probablement centre dans la NFL. Il sera parfait pour une équipe qui coure un concept de zone car il possède un très bon jeu de pieds et en mesure de bloquer en angle. Par contre, il pourrait avoir de la difficulté en bloc homme à homme contre un joueur défensif très pesant et très fort. Il devra travailler à ajouter de la masse musculaire pour devenir un centre complet.

Prédiction : Fin de 1ère ronde

#3 Billy Price-Ohio State- 6’4, 305 lbs

Si Daniels est très mobile, Price est un peu son opposé avec une force impressionante. Il possède ce qu’on appelle un mean streak ce qui veut dire qu’il aime faire mal à ses adversaires. En tant que centre, il va ajouter une attitude dominante à ses coéquipiers. Il possède une petite faiblesse en protection de passe qu’il devra travailler. Si besoin, il peut jouer comme garde sans problème car il a occupé cette position pendant 2 ans.

Prédiction : 2ème ronde

#4 Isiah Wynn-Georgia-6’3, 313 lbs

Quoi qu’il peut être considéré comme petit, Isiah Wynn possède toutes les qualités qu’on veut chez un garde. Il est très athlétique et possède la technique pour contre son manque de poids. Certaines équipes vont peut-être le considérer comme un centre ce qui pourrait prendre un peu d’adaptation. Il est à noter qu’il a joué comme plaqueur offensif à Georgia mais à 6’2, ce sera trop difficile.

Prédiction : 2ème ronde

#5 Will Hernandez-Texas El-Pase-6’2, 327 lbs

Performance du combine: 37 répétitions au bench press, 5.15 secondes au 40 verges

Pas de problème de grosseur ici avec le mastodonte qu’est Will Hernandez. En tant qu’ancien joueur de ligne offensive, je ne peux qu’être impressionné par cette montagne de muscles qui se déplace de façon fluide. Hernandez manque un peu de technique mais peut compenser par sa force brute. Il a démontré de très beaux blocs au Senior Bowl alors qu’il a été un des joueurs de ligne les plus impressionnants. Il ajoutera un côté physique à une ligne qui en a besoin.

Prédiction : 2ème ronde

Classement plaqueurs offensifs 2018

Bienvenue au premier classement par position pour le repêchage 2018 de la NFL. Vu que le combine est terminé pour certaines positions, je vous offre un survol des tests en format audio et mes classements top 5 en format texte. Pour chaque joueur, je vous donne également une prédiction de la ronde de sélection. Bonne écoute et lecture.

#1 Mike McGlinchey-Notre Dame- 6’8, 312 lbs

McGlinchey offre un bon équilibre d’athlétisme et de technique. Il n’est pas le bloqueur le plus violent mais il est rarement en mauvaise position. Des experts disent qu’il n’est pas assez fort pour être bloqueur à gauche mais je crois qu’il doit avoir sa chance avant d’assumer autrement. Son jeu de pied est excellent et il finit ses blocs.

Prédiction : Moitié de 1ère ronde

#2 Connor Williams-Texas- 6’6 320 lbs

Williams était vu comme un des meilleurs plaqueurs pour le repêchage de 2017 mais il a décidé de revenir pour sa dernière saison. Étrangement, sa valeur a chuté dû à des performances inconstantes et des blessures. Les analystes se demandent donc quelle version il sera dans la NFL. Comme McGlinchey, il est très technique et un bon athlète qui se déplace bien. On parle que ses bras pourraient être un peu courts et pourrait demander un transfert comme garde. Il est agressif donc cela ne serait pas un problème mais comme McGlinchey, je veux avoir la confirmation qu’il n’est pas capable de faire quelque chose avant de faire le transfert. Si on se fie à ses parties de 2016, il est un talent de première ronde. La question est s’il est capable de maintenir ce niveau de jeu.

Prédiction : Fin de 1ère ronde

#3 Orlando Brown-Oklahoma- 6’8, 360 lbs

Brown est facilement le joueur le plus imposant de cette classe. Ses bras sont incroyablement longs ce qui lui permet de garder de la distance et ainsi réussir son bloc. Avec son gabarit, il n’est pas le plus fluide bloqueur et se retrouve en mauvais position par moment. Par contre, ses qualités naturelles lui permettent de se reprendre quand même. S’il veut être un bloqueur à gauche dominant, il devra développer son agilité afin de pouvoir suivre les Khalil Mack de ce monde. Au sol, il utilise bien son poids et est capable de dominer les plus petits joueurs.

Le combine fut désastreux pour Brown avec les pires tests dans presque chaque catégorie. On savait qu’il n’était pas le meilleur athlète mais je trouve cela inquiétant. J’ai de la misère à croire qu’un joueur si peu athlétique pourra dominer les meilleurs athlètes comme Khalil Mack ou Jadeveon Clowney. Je le laisse numéro 3 mais je suis sceptique de son succès au prochain niveau. L’équipe qui le repêche devra avoir des attentes modérés ou être patiente.

Prédiction : Fin de 1ère ronde.

#4 Kolton Miller-UCLA-6’9, 309 livres

Miller a connu un excellent combine ce qui le propulse ici. Il semble très athlétique et possède le potentiel d’être un plaqueur à gauche. Il possède de très long bras et une puissance adéquate. À 6’9, il possède encore de la place pour plus de masse musculaire mais cela viendra avec le temps. En ce moment, il est un athlète élite et pourrait voir son nom appeler en fin de 1ère ronde.

#5 Martinas Rankin- Mississipi State- 6’5, 305 lbs

Rankin est un des joueurs les plus athlétiques à sa position. Il aura plus de difficulté contre le jeu au sol mais je crois qu’il sera en mesure de contenir des bons joueurs de ligne défensive en protection de passe. Il sera possible pour lui de mettre un peu de poids sur son physique après quelques années dans la ligue. Ses qualités athlétiques lui permettront d’être constant.

Prédiction : Fin 1ère-début 2ème ronde

 

Podcast Sports Lucides Hors-série: L’étique du sport #1

Et oui, un petit podcast sérieux qui porte à réflexion. Comme quoi on est capable d’avoir des discussions sensées lorsqu’on ne parle pas de Fantasy Football. Marc-André à l’animation avec comme invités le prolifique David Wells (non, pas l’ancien gauché des Blue Jays) ainsi que notre vétéran de SportsLucides Pascal!

Bonne écoute! On attend vos commentaires!

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NCAA: Les demi-finales de championnat

Il est enfin temps de mettre de côté tous les bowls avec les noms bizarre et les matchs excitants de fin de saison pour se concentrer sur ce qui est vraiment important, le championnat national de la NCAA. Le 1er janvier, les 4 meilleures équipes de la ligue vont s’affronter pour avoir le droit de jouer lors du championnat national le 8 janvier prochain au Mercedes-Benz Stadium en Géorgie. Je vous propose une analyse en détail des forces en présences et bien sûr, je vous offre mes prédictions pour ces deux matchs enlevants.

Rose Bowl : #3 Georgia vs #2 Oklahoma, 5:00 PM, Pasadena, Californie

Le Rose Bowl a toujours été mon bowl majeur favori à cause de la tradition et de l’affrontement classique Big Ten vs Pac-12. Par contre, cette année le Rose Bowl est l’hôte d’une des demi-finales donc ce sont les équipes #2 et 3 qui s’y affrontent. Nous avons les champions de la Big-12 et de la SEC qui tenteront de poursuivre leur lancée jusqu’au championnat national. Des deux côtés, ce sont de jeunes entraîneurs-chef qui se disputeront ce match. Du côté d’Oklahoma, Lincoln Riley est le plus jeune entraîneur chef d’un programme division 1 à 34 ans. C’est également seulement sa première année à titre d’entraîneur-chef. Il succède au légendaire Bob Stoops qui menait les Sooners depuis 1999 et avait amené un championnat national à l’école. Riley ne semble pas intimidé du tout et en tant que coordonateur offensif, il semble en parfaite maîtrise de son offensive et ses joueurs semblent bien l’apprécier. Oklahoma a fait un judicieux choix pour succéder à une légende et garder le programme au sommet de la NCAA. Du côté de Georgia, Kirby Smart, à 42 ans, termine sa deuxième année à Georgia, son premier travail d’entraîneur chef. Ayant passé les 7 dernières années aux côtés de Nick Saban en tant que coordonateur défensif, il démontre tout son savoir-faire avec la talentueuse équipe de Georgia. La défensive inspire la puissance d’Alabama en n’accordant que 13.2 points par match. C’est donc un affrontement force contre force alors que la puissante attaque d’Oklahoma se frotte à la dominante défensive de Georgia.

Lorsque Oklahoma a le ballon

Si vous ne connaissez pas le nom Baker Mayfield, vous n’avez pas écouté beaucoup de football de la NCAA cette année. Le quart-arrière de dernière année a gagné le trophée Heisman au début du mois et il semble être complètement impossible à ralentir.  Ses statistiques sont tout simplement ridicules (4360 verges, 41 TD, 5 INT en plus de 430 verges et 4 touchés au sol). Il est un leader intense et un compétiteur féroce. Sa capacité à sortir de la pochette et improviser est hallucinante. On peut le comparer à un Johnny Manziel mais avec une bien meilleure tête de football. L’offensive d’Oklahoma est une machine très bien huilée qui possède plusieurs joueurs dangereux. Par la passe, le receveur Marquise Brown a attrapé 49 passes pour 981 verges et 6 touchés cette année. Il est très rapide et peut faire mal à une défensive avec un gros jeu. Il ne faut pas oublier l’ailier rapproché Mark Andrews. Il a contribué lui aussi avec 908 verges et 8 touchés. Ces deux joueurs seront à surveiller si Georgia espère ralentir Mayfield. Au sol, Oklahoma compte sur deux porteurs pratiquement interchangeables. Trey Sermon et Rodney Anderson ont une moyenne par portée identique de 6 verges. L’offensive des Sooners ne semble pas s’appuyer sur un en particulier mais les deux offrent vitesse et puissance pour appuyer Mayfield en situation de courts gains et garder la défensive de Georgia honnête. La ligne offensive des Sooners contribue à leur succès grâce entre autres au bloqueur à gauche Orlando Brown. Le géant de 6’8 345 livres a obtenu les honneurs All-American cette année et est considéré comme un des meilleurs joueurs de ligne offensif dans le prochain repêchage de la NFL.

En défensive, Georgia espère contrer cette attaque avec un All-American à eux, Roquan Smith. Le numéro 3 a connu une saison de rêve ce qui lui a permis de terminer 10eme dans les votes un Heisman, une catégorie où l’on ne voit que très rarement des joueurs défensif. Avec ses 117 plaqués et 7 sacks, il est l’homme à tout faire des Bulldogs. Par contre, il est loin d’être seul. La défensive de Georgia est composée entièrement de joueurs de troisième ou quatrième année. C’est donc une défensive expérimentée et mature et cela paraît sur le terrain. Il est très rare de voir des pénalités stupides ou des assignations manqués. Ajoutez à cela le talent pur et la robustesse de cette défensive et vous comprendrez le challenge qui se dresse devant Oklahoma. Baker Mayfield n’a pas fait face à une défensive de ce calibre cette année mais Georgia n’a pas vu d’offensive aussi dangereuse non plus. Ce sera donc un très beau jeu d’échecs entre les deux coordonateurs.

Lorsque Georgia a le ballon

Cet affrontement est l’opposé alors que les deux équipes ont des unités plutôt ordinaires. Néanmoins, je crois que la clé du match réside dans la capacité à courir de ballon de Georgia. Les Bulldogs possèdent trois dangereux porteurs de ballon. Nick Chubb, Sonny Michel et D’Andre Swift ont courus pour 2772 verges à eux seuls. S’ils ont du succès, Georgia sera en mesure de ralentir le match et limiter le nombre de possessions de Baker Mayfield. La défensive d’Oklahoma n’est pas mauvaise mais n’épate pas non plus. Ils se classent 52eme pour les points accordés avec 25 points par parties et accordent 144 verges au sol par match.  Ils devront être très physiques car je crois que Georgia n’arrêtera pas de courir s’ils ont du succès. À l’opposé d’Oklahoma, leur quart-arrière en est seulement à sa première année. Bien qu’il soit bon, Jake Fromm n’est pas prêt à mettre l’équipe sur son dos dans un match de cette envergure. Il devra faire quelques passes importantes mais il doit se concentrer à éviter les revirements et bien gérer le match. Si Oklahoma est en mesure d’arrêter le jeu au sol, portez attention au numéro 31 Ogbonnia Okoronkwo qui a 9 sacks cette année. Il sera en mesure de mettre de la pression sur le quart adverse.

Prédiction

Baker Mayfield est en feu cette année et je ne crois pas que la défensive de Georgia a la vitesse pour l’arrêter. Néanmoins, l’offensive de Georgia sera en mesure de contrôler la vitesse du match avec le jeu au sol et cela aura pour cause de rendre chaque possession très importante. Je prédis donc un match très serrée.

31-28 Oklahoma

Sugar Bowl : #1 Clemson vs #4 Alabama, 8 :45, Nouvelle Orléans, Louisiane

C’est la troisième ronde de ce duel épique entre les deux programmes les plus dominants des dernières années. Alabama a fait parti des 3 derniers College Football Playoff et est sorti vainqueur d’une de ces séries. Une des deux dernières défaites a été aux mains de Clemson dans l’incroyable match de championnat national de l’année dernière. Alabama se retrouve dans l’inhabituelle place du négligé malgré le fait que les paris favorisent le Crimson Tide par 3 points. Selon moi, Clemson a connu une bien meilleure saison que Alabama. Leur seule défaite est une erreur de parcours contre Syracuse mais le reste de leur saison est sans faille et ils ont couronné le tout avec une domination de 38-3 lors du match de championnat de conférence de la ACC face à Miami. Pour Alabama, les choses allaient parfaitement jusqu’au classique match du Iron Bowl contre Auburn le 25 novembre dernier. Ce match avait pour enjeu d’aller au championnat de conférence de la SEC. Alabama a offert une mauvaise performance et se sont incliné 26-14 pour ainsi manqué leur championnat et ont tombé du numéro 1 au numéro 5 dans le classement du comité. Alabama semble être dans les bonnes grâces de ce comité de sélection car malgré leur semaine de congé, ils ont réussi à supplanter deux champions de conférence en Ohio State et USC. Cette controverse a fait couler beaucoup d’encre mais la décision est prise et Alabama a maintenant la chance de donner raison au comité et battre Clemson.

Du côté des entraîneurs, c’est vraiment la crème du football collégial américain qu’on retrouve. Nick Saban n’a plus besoin d’introduction, il est maintenant une légende. Du côté de Clemson, Dabo Swinney, un natif, ancien joueur et assistant entraineur d’Alabama, a connu une montée fulgurante au cours des dernières années. Clemson est passé d’une équipe de milieu de peloton de la ACC à une des équipes dominantes à chaque année. Depuis 2011, les Tigers n’ont pas connu une saison de moins de 10 victoires et ont 5 victoires consécutives dans les bowls d’après-saison. Derrière le joueur étoile Desean Watson, Clemson a su tenir tête et battre les puissances de la NCAA et s’installer comme champion en titre défendant. Voyons les forces en présences de plus près.

Lorsque Clemson a le ballon

Comment mentionné plus haut, Desean Watson a fait la pluie de le beau temps pendant 3 saisons à Clemson, les menant à deux finales de championnat national. Ceux qui suivent la NFL ont pu voir l’impressionnant jeune homme à l’œuvre cette année avec les Texans avant de malheureusement subir une blessure au genou mettant fin à sa saison. Clemson tente donc de remplacer cette étoile avec l’étonnant Kelly Bryant. Le nouveau partant a très bien fait cette année avec 25 touchés combinés et 7 revirements. Il a démontré une belle progression au courant de l’année et est dangereux par la course, ce qui est essentiel pour un quart-arrière de l’offensive de Clemson. Il a couru 149 fois cette année ce qui est vraiment beaucoup pour un quart-arrière. Alabama devra le contenir pour ralentir l’offensive. Du côté des porteurs, Travis Etienne est le plus explosif avec une moyenne de 7.2 verges par portée. Il possède la vitesse pour aller jusqu’au bout à chaque jeu. Au poste de receveur, Deon Cain est considéré comme un choix de deuxième ronde au prochain et offre une grande cible à Bryant.

Pour la défensive d’Alabama, c’est business as usual avec la meilleure défensive statistique au pays. Ils n’accordent que 11.5 points par match, un exploit. Par contre, lorsqu’on regarde la fiche d’Alabama, ils n’ont pas affronté d’offensives dominantes. La SEC manque vraiment de talent offensif cette année donc Nick Saban devra préparer ses joueurs à faire face à plus de vitesse qu’auparavant. C’est d’ailleurs ce qui est problématique chez Alabama lorsqu’ils font face à des équipes de conférence où les offensives spread font la pluie et le beau temps. Dans la SEC, le jeu physique au sol est la priorité et il est pratiquement impossible de battre Bama à ce jeu. Le front défensif est tout simplement trop puissant. Par contre, lorsqu’une équipe utilise le terrain au complet et force Alabama à courir de façon horizontale, les choses se gâtent.  L’année dernière, Clemson avait amassé 511 verges offensives lors du match de championnat, 550 l’année d’avant contre Clemson encore et 537 il y a 3 ans contre Ohio State au Sugar Bowl. Les défensives d’Alabama ont de la difficulté à ralentir une offensive rapide. La tertiaire d’Alabama possède deux choix de première ronde en Minkah Fitzpatrick et Ronnie Harrison. Ces deux demis défensifs sont exceptionnels et devront être en mesure de causer des revirements afin de donner une bonne position de terrain à leur offensive. Les secondeurs d’Alabama ont été terrassés par les blessures cette année ce qui a vraiment paru contre Auburn alors que le porteur Kerryon Johnson n’a eu aucune difficulté à courir lors de ce match. Nick Saban espère avoir quelques partants de retour afin d’améliorer la défense au sol.

Lorsqu’Alabama a le ballon

Le quart-arrière de deuxième année Jalen Hurts avait impressionné l’année dernière. Alabama n’avait jamais eu un quart si athlétique. Sa deuxième année a été beaucoup moins impressionnante. On ne peut pas dire qu’il a été mauvais mais on dirait qu’il fait du surplace et les défensives ont su s’ajuster. Le jeune quart semble plus hésitant et les gros jeux par la course se font plus rare. Il devra élever son niveau de jeu contre la formidable défensive de Clemson. Alabama est reconnu pour ses porteurs de ballons et cette année ne fait pas exception. Damien Harris et Bo Scarborough mènent la charge avec 1400 verges et 19 touchés combinés. Ces deux porteurs se complémentent bien alors que Harris est un porteur compact mais polyvalent alors que Scarborough est une brute de puissance. Ils auront un gros défi devant eux car Clemson possède quelques monstres de leur côté également.

Je parle ici de Christian Wilkins et Dexter Lawrence. Ces deux plaqueurs défensifs ne laissent aucune chance aux offensives adverses. Wilkins est considéré comme un des meilleurs joueurs défensifs du prochain repêchage et Lawrence, à 6’5, 345 livres, n’en est seulement qu’à sa deuxième année. Comme si ce n’était pas assez, les ailiers défensifs Austin Bryant et Clelin Ferrell ont combinés pour 17 sacks cette année. On parle ici de 4 joueurs qui ont le potentiel d’être repêché dans la première ronde de la NFL. Je crois que cette ligne défensive est vraiment ce qui distance Clemson du reste de la NCAA cette année. Si Alabama espère avoir du succès, ils n’auront pas le choix de trouver des receveurs de passe afin de donner un peu d’espace à leurs porteurs. Le receveur Calvin Ridley est excellent et devra se démarquer face à Trayvon Mullen, le talentueux demi de coin de Clemson.

Prédiction

Alabama gagne lorsqu’ils sont capables de courir au sol. Je crois que les deux plaqueurs défensifs de Clemson empêcheront les porteurs de trouver des brèches et Jalen Hurts commettra quelques erreurs coûteuses. Néanmoins, la défensive d’Alabama sera en mesure de ralentir Kelly Bryant. Je m’attends donc à un match beaucoup plus défensif que par les deux prochaines années.

21-17 Clemson

 

Bowls NCAA : Votre sélection d’après Noël

Après une série de bowls disons ordinaire, il est maintenant temps de passer aux choses sérieuses. La grosse saison des bowls NCAA se situe principalement du 28 décembre au 1er janvier. Lors de ces 4 journées, 23 des 25 équipes du TOP 25 s’affrontent, du vrai bonbon. Dans cet article je vous présente 5 matchs à surveiller lors de ces 4 jours. Je vous donne même le favori ainsi que ma prédiction pour chaque match si vous êtes du genre gambler et voulez miser sur les matchs. Je n’inclus pas les demi-finales du championnat national, j’y consacrerai un article complet la semaine prochaine. Sortez-les restants d’après Noël, allez-vous acheter un 6 pack de votre bière préféré et installez-vous sur votre lazy boy, c’est parti!

Jeudi 28 décembre: 21h00 Valero Alamo Bowl : #13 Stanford vs #15 TCU

On commence avec les deux équipes qui ont perdu leur match de conférence respectif. C’est donc deux équipes qui ont terminé la saison avec une déception qui s’affronte pour un bowl qui n’est pas dans les 6 bowls majeurs. On peut se poser la question si ces deux équipes seront motivés à offrir une performance de qualité. Personnellement, je crois qu’avec les deux entraîneurs de ces équipes, ils seront bien préparés. David Shaw (Stanford) et Gary Patterson (TCU) sont deux des entraîneurs les plus constants de la NCAA. Shaw a pris la barre de Stanford après le départ de Jim Harbaugh en 2011 et offre une équipe compétitive année après année. Les partants NFL provenant de Stanford sont nombreux et semblent toujours offrir un joueur fiable et robuste. Pour sa part, Gary Patterson termine sa 17ème année comme entraîneur-chef de TCU. Il a pris cette petite équipe et l’a menée jusqu’au sommet des puissances NCAA. Reconnu pour des défensives robustes, TCU doit être respecté à chaque année.

Si on se penche sur le terrain, Stanford possède un finaliste au trophée Heisman en Bryce Love au poste de porteur de ballon. Lors du championnat de conférence de la Pac-12, il semblait blessé à une cheville et cela a rendu la tâche beaucoup plus difficile pour l’offensive de Stanford. Avec plusieurs semaines de repos, on peut s’attendre à une meilleure productivité. Du côté de TCU, le quart-arrière Kenny Hill se devra de connaître un fort match. Le joueur de quatrième année a connu une carrière en montagnes russes. Il a débuté sa carrière à Texas A&M mais a décidé de transféré à TCU après beaucoup de compétition au poste de quart. Il est un très bon athlète et est dangereux comme coureur. Comme passeur, il est capable du meilleur comme du pire avec des matchs de 300 verges comme des matchs de 125 verges. Stanford possède une défensive solide donc la tâche ne sera pas facile.

Favori : TCU par 2.5 points

Prédiction : 28-24 Stanford

Vendredi 29 décembre 20h00 : Goodyear Cotton Bowl : #5 Ohio State vs #8 USC

Autre que les deux matchs de demi-finale du championnat national, ce match me semble le plus intéressant. Si vous voulez voir des futures stars NFL, vous serez choyés. Ces deux équipes possèdent un nombre impressionnant de vedettes qu’on verra dans les prochaines années dans la grosse ligue. Ces deux équipes sont les champions de leur conférence (Big Ten et Pac-12) respectives. Ohio State se voit rejeté des demi-finales ayant été boudée par le comité malgré leur championnat de conférence et 3 victoires contre des adversaires du top 15. USC n’était même pas dans la conversation pour les séries malgré une difficulté d’horaire impressionnante. C’est donc deux équipes mal-aimés du comité qui s’affrontent afin de prouver leur qualité.

Quand USC a le ballon, tous les yeux sont sur Sam Darnold, considéré comme un des meilleurs quart-arrières pour le prochain repêchage de la NFL. Par contre, si l’offensive de USC veut avoir du succès, ils devront être capables de courir le ballon de façon efficace. La raison est très simple : la ligne défensive de Ohio State est la meilleure au pays pour mettre de la pression sur le quart-arrière. Sam Hubbard, Nick Bosa, Tyquan Lewis et Jalyn Holmes sont 4 ailiers défensifs. Par contre, lors de situations évidentes de passes, ces 4 joueurs sont sur le terrain pour une formation que Ohio State appelle les rushmen. Les 4 ont combiné pour 22 sacks cette année. C’est sans compter les 15 autres sacks des autres partants en défensive des Buckeyes. Si USC n’est pas en mesure de limité les situations de 3ème et long, Sam Darnold va trouver la journée très longue. Le succès passe donc par le porteur de ballon Ronald Jones II (1486 verges, 18 TDs) afin de ralentir cette pression au quart-arrière.

Lorsque Ohio State a le ballon, la situation est inversée mais encore une fois, le jeu au sol est la clé, ce qui est la force des Buckeyes. Leur offensive est extrêmement équilibrée avec 273 verges par la passe et 250 verges au sol par partie. Cette équilibre donne beaucoup de maux de têtes à une défensive car il est très difficile de se concentrer sur un aspect. Par contre, le succès de l’offensive des Buckeyes passe par la course du quart-arrière J.T. Barrett. Les tendances sont claires, lorsque Barrett a du succès au sol, l’offensive est très productive. Lorsqu’une équipe limite l’efficacité de la course du quart-arrière, l’offensive perd son rythme et Barrett a de la difficulté à faire des passes précises sous pression. Dans le cas de USC, ils doivent donc empêcher cette course et prendre des risques quitte à amener des demis de sureté près de la ligne de mêlée. USC accorde 160 verges au sol en moyenne dans une ligue qui est plutôt reconnue pour des jeux de passes. Je crois donc que USC ne sera pas en mesure d’arrêter ce jeu au sol et Ohio State prendra une avance rapidement ce qui demandera trop de jeux de passes de Darnold.

Favori : Ohio State par 7.5 points

Prédiction : 38-28 Ohio State

Samedi 30 décembre 16:00 : Playstation Fiesta Bowl : #11 Washington vs #9 Penn State

Duel intéressant ici avec la deuxième meilleure équipe du Big Ten (Penn State) et une équipe qui faisait partie du College Football Playoff l’an passé (Washington). Du côté de Washington, l’entraîneur chef Chris Petersen fait du très bon boulot après avoir quitté Boise State pour une école majeure. Le quart-arrière Jake Browning avait connu une saison exceptionnelle l’an dernier (3400 verges, 43 TD, 9 INT) mais a vraiment connu une saison plus difficile cette année (2500 verges, 18 TD, 5 INT). Les statistiques ne disent possiblement pas toute l’histoire car son pourcentage de complétion a augmenté malgré la baisse de productivité. Je le considère comme un prospect intéressant dans le prochain repêchage s’il décide de ne pas revenir pour sa dernière année. Il n’est pas très grand (6’2) mais possède un très bon bras et est en mesure de courir avec le ballon lorsque l’opportunité se présente. S’il est capable de rejoindre son meilleur receveur, Dante Pettis, Washington sera en mesure de contrôler le match

De l’autre côté, il est facile de parler du porteur de ballon de Penn State Saquon Barkley mais je vais parler d’un joueur un peu moins connu. Mike Gesicki, un ailier rapproché a subtilement attrapé 9 passes de touchés du quart-arrière Trace McSorley. À 6’6 257 lbs, il est très difficile à couvrir en un contre un. Je crois qu’il sera la clé lorsque Penn State se retrouvera en situation de 3ème et long ou à la ligne des buts. Du côté de Washington, le plaqueur défensif Vita Vea est un monstre au centre de la ligne défensive. À 6’5 et 340 lbs, il fait penser à Vince Wilfork car il est en mesure de se déplacer rapidement pour un homme de sa grosseur. Je crois qu’il sera en mesure de ralentir le dangereux Saquon Barkley et forcer Penn State à utiliser la passe.

Favori : Penn State par 2 points

Prédiction : 31-20 Washington

Samedi 30 décembre, 20h00: Orange Bowl: #6 Wisconsin vs #10

Voici deux équipes qui étaient dans le top 4 il n’y a pas si longtemps. Wisconsin n’avait qu’à battre Ohio State dans son championnat de conférence pour terminer la saison sans défaite. Ils n’ont pas été en mesure de le faire et malheureusement ils se retrouvent au 6ème rang et doivent aller jouer Miami au Orange Bowl en Floride. Pour leur part, Miami était sur une lancée avec une domination de Notre Dame qui était classé 3ème à ce moment. Par contre, ils sont vite retombés sur terre avec un upset contre Pittsburgh et se sont faite complètement démolir 38-3 contre Clemson. On ne sait donc pas trop à quoi s’attendre de ces Hurricanes. S’ils veulent faire plaisir à leurs fans en Floride, ils devront jouer très bien en offensive et éviter les revirements.

Pour Wisconsin en offensive, le succès passe toujours par le jeu au sol. Le porteur de ballon de première année Jonathan Taylor a été phénoménal avec 1847 verges et 13 touchés. Wisconsin sort des porteurs de ballon de qualité année après année et Taylor semble avoir un beau futur dans la NCAA. La défensive de Miami est reconnue cette année pour causer beaucoup de revirements. Ils devront être en mesure d’arrêter le jeu au sol de Wisconsin pour forcer l’offensive à passer. Le quart-arrière Alex Hornibrook a lancé 15 interceptions cette année donc il semble avoir de la difficulté à éviter les erreurs. S’il a du succès, ce sera grâce à l’ailier rapproché Troy Fumagali. Le jeune homme de 6’6 248 lbs a été la cible préféré du quart avec 516 verges et 4 touchés cette saison.

La raison pourquoi je crois que Miami perdra ce match est l’inefficacité de leur offensive.  Ils sont classés 58ème au pays pour les points par match et il n’y a tout simplement pas de joueurs qui semblent être en mesure de procurer une étincelle. La défensive de Wisconsin est très disciplinée et contre Ohio State, ils se sont faits brûler par trois longs jeux en début de partie mais ce sont ressaisis en deuxième demie. Miami n’a tout simplement pas les athlètes pour créer de la séparation dans la tertiaire. Le quart-arrière Malik Rozier devra forcer quelques passes et Wisconsin sera en mesure de capituler sur les revirements. Seule lueur d’espoir pour les Canes, si le petit receveur Braxton Berrios (625 verges, 9 TDs) peut connaître un fort match, Miami peut aspirer à la victoire.

Favori : Wisconsin par 6 points

Prédiction : 24-14 Wisconsin

Lundi 1er janvier, 12:30: Chick-fil-A Peach Bowl: #12 UCF vs #7 Auburn

Quoi de mieux que de passer son lendemain de veille du 31 à regarder un match intéressant? Le classique affrontement du Group of 5 contre une conférence a donné des duels épiques dans les dernières années. Le plus mémorable d’entre eux est certainement lorsque Boise State a surpris Oklahoma lors du Fiesta Bowl de 2007. L’année d’après, Utah avait battu Alabama et le Group of 5 était officiellement sur la map comme on dit. Cette année, on a un match intéressant avec UCF qui est la seule équipe de la NCAA à être invaincue, face à Auburn, une puissance de la SEC. Les questions à se poser concernent l’offensive de UCF. Avec 49.4 points par match, ils possèdent la meilleure offensive de la NCAA statistiquement. Par contre, la défensive de Auburn se classe 10ème au pays dans les points accordés. Leur offensive n’est pas mal non plus occupant le 25ème rang au pays. UCF devra donc marquer beaucoup de points pour avoir une chance.

Lorsque UCF a le ballon, le quart-arrière Mackenzie Milton est le général de cette offensive et le succès passe par lui. Le receveur Tre’Quan Smith est de loin la plus grande menace pour les Knights. Avec 54 attrapés pour 1082 verges et 13 touchés, il affiche une impressionnante moyenne de 20 verges par attrapé. Il devra faire quelques gros jeux afin de permettre à UCF de courir avec le ballon face à la solide défensive de Auburn. Sinon, comptez sur Jeff Holland, le numéro 4 de Auburn pour mettre de la pression sur le quart-arrière. Il compte 10 sacks ainsi que 3 échappés forcés.

En offensive, Auburn affiche un équilibre pratiquement parfait avec 225 verges par la passe et 228 verges au sol par match. Le quart-arrière de deuxième année Jarett Stidham a démontré une belle progression au courant de l’année avec 17 touchés contre seulement 4 interceptions. Le succès du porteur de ballon Kerryon Johnson aide beaucoup à enlever de la pression sur le jeu de passe. Le porteur de ballon de troisième année impressionne avec sa patience et sa robustesse en fin de course. Il me rappelle beaucoup le style de Le’veon Bell lorsqu’il attend patiemment que sa ligne offensive lui offre une brèche et on dirait qu’il est toujours capable de tomber par en avant et aller chercher des verges supplémentaires. Lors du match de championnat de conférence contre Georgia, il traînait une blessure à l’épaule et cela a clairement nuit à sa performance. Son état pour le match n’a pas été dévoilé encore mais on peut s’attendre à ce qu’il soit rétabli de cette blessure. Lorsqu’il n’est pas sur le terrain, l’offensive de Auburn perd de son mordant et Stidham ne semble pas encore prêt à porter l’équipe sur ses épaules. Finalement, je vous conseille d’observer le numéro 18 de UCF, Shaqueem Griffin. L’ailier défensif est né avec seulement une main. Pour un joueur de ligne défensive, les mains sont extrêmement importantes afin de contrôler son adversaire. Malgré cela, le jeune homme a accumulé 10 plaqués pour perte, 5.5 sacks, 1 interception, 2 échappés forcés dont un ramené pour un touché. Ce joueur est un exemple de persévérance et j’espère franchement le voir jouer un fort match.

Favori : Auburn par 9.5

Prédiction : 35-24 Auburn

C’est ce qui conclue le tour d’horizon des plus gros bowls avant les demi-finales. Je vous reviens la semaine prochaine avec un article en prévision des duels Oklahoma vs Georgia et Clemson vs Alabama. Sur ce, joyeuses fêtes à tous et bon football!

Les bowls de la NCAA: Comment s’y retrouver?

Lorsqu’on regarde l’horaire des bowls de la NCAA à venir, on peut se sentir très perdu. Après tout, cette année il y a 42 bowls différents. Cela fait donc 84 équipes éligibles. Vous devinerez que plusieurs bowls n’offrent pas un spectacle intéressant, alors pourquoi existent-ils? Dans cet article, je vais parler du concept des bowls, leur utilité ainsi que quelques matchs intéressants à suivre et les joueurs à observer pour la première vague de bowls du 16 au 27 décembre.

Est-ce que des bowls sont plus importants que d’autres?

La réponse est oui. Ceci est d’autant  plus vrai aujourd’hui’ avec l’arrivée du College Football Playoff il ya 4 ans. À chaque année deux des six bowls majeurs (Rose, Sugar, Orange, Cotton, Fiesta et Peach) sont hôtes des demi-finales menant au championnat national. Cette année, le Rose Bowl et le Sugar Bowl ont cet honneur. Lorsque ces bowls majeurs ne reçoivent pas les demi-finales du College Football Playoff, ils sont associés à des conférences ou choisis par le comité. Par exemple, le classique affrontement du Rose Bowl consiste des deux meilleures équipes des conférences Big Ten et Pac 12 s’ils ne sont pas déjà dans le College Football Playoff. L’an dernier, USC (Pac-12) a affronté Penn State (Big Ten). Il est à noter que ces deux équipes n’étaient pas considérées comme les deux meilleures de leur conférence car Ohio State et Wahington avaient été choisis par le comité dans le top 4. Néanmoins, le match a été excellent et c’est vraiment ce qui différentie ces bowls des autres. Les meilleures équipes de chaque conférence s’y retrouvent. Ces bowls sont généralement joués en dernier, entre le 29 décembre et le 1er janvier, une période que j’aime bien appeler ‘’The best damn time of the year’’, Noël peut bien aller se rhabiller. Pour un avant goût, voici la liste des bowls majeurs cette année. Tous les matchs sont présentés à ESPN donc surement TSN durant le temps des fêtes:

  • 29 décembre, 20:30: Cotton Bowl (#5 Ohio State vs #8 USC)
  • 30 décembre, 16:00: Fiesta Bowl (#9 Penn State vs #11 Washington)
  • 30 décembre, 20:00: Orange Bowl (#6 Wisconsin vs #10 Miami)
  • 1er janvier, 12:30 : Peach Bowl (#12 UCF vs #7 Auburn)
  • 1er janvier, 17:00 : Rose Bowl (#2 Oklahoma vs #3 Georgia)
  • 1er janvier 20:45 : Sugar Bowl (#1 Clemson vs #4 Alabama)

Qu’en est-il des autres bowls? Comment est-ce que les équipes sont choisies pour ces parties?

Pour être éligible à un bowl, la NCAA exige de jouer pour au moins .500, ce qui veut souvent dire une fiche de 6-6 avec les horaires standards de 12 matchs de la NCAA. Lorsqu’une équipe atteint ce plateau, elle est éligible de se faire choisir par le comité d’un certain bowl associé à sa conférence. Par exemple, la conférence Pac-12 est associée avec l’Alamo, Holiday, Foster Farms, Sun, Las Vegas et Cactus Bowl. En d’autres mots, si vous jouez dans la Pac-12 et que vous avez une fiche de 6-6 ou mieux, vous avez une chance de jouer dans un de ces bowls. Les comités ont le choix de leur équipe selon l’importance du bowl. Dans la situation précédente, l’Alamo Bowl a la priorité de sélection. Cette année, ils ont donc sélectionné la meilleure équipe de la Pac-12 après USC et Washington, 2 équipes qui jouent déjà dans un bowl majeur. Cette équipe est Stanford (#13). Ils ont également la priorité dans la conférence Big 12 donc ils ont sélectionné TCU (#15) la deuxième meilleure équipe de la Big 12 après Oklahoma. Ceci nous donne un très bon affrontement. Par contre, plus on descend dans la liste de priorité des conférences, plus la sélection est maigre et on se retrouve avec des affrontements moins excitants. Par exemple, le Cactus Bowl est un peu le petit frère de l’Alamo Bowl car il sélectionne lui aussi des équipes de la Pac-12 et de la Big 12. Par contre, ce bowl est 6eme dans la liste de priorité. Nous avons donc un affrontement Kansas State (7-5) vs UCLA (6-6). Disons que cela n’a pas le même attrait.

Pour toutes les associations de bowl, Wikipédia est votre ami : https://en.wikipedia.org/wiki/Bids_to_college_bowl_games

Pourquoi autant de bowls? Est-ce vraiment nécessaire?

Outre les bowls majeurs, les autres parties sont vraiment considérées comme des récompenses pour les équipes ayant connues de bonnes saisons. Il y a aussi un aspect marketing à la chose car presque chaque bowl est sponsorisé par une compagnie. Cela nous donne des noms inspirants comme le Famous Idaho Potato Bowl, le Bad Boy Mowers Gasparilla Bowl et le Cheribundi Tart Cherry Boca Raton Bowl. Je vous jure que je n’ai inventé aucun de ces noms, ce sont des vrais bowls. On connaît bien l’amour de l’argent de nos cousins du sud donc cela n’est pas très surprenant. Le nombre de bowls augmente constamment et tant et aussi longtemps que les compagnies paieront pour mettre leur nom sur un logo, il y en aura autant. Est-ce nécessaire? Probablement pas mais ça donne l’opportunité à des équipes de se faire voir sur la scène nationale et il est intéressant de voir certains prospects NFL provenant de petites écoles se mettre en valeur pour le prochain repêchage. Finalement, règle générale, les bowls mettent aux prises deux équipes de conférence différentes ce qui donne des affrontements qu’on voit rarement en saison régulière. Cela amène de la variété et de la rivalité entre conférences afin de montrer laquelle est la meilleure. La ACC est sortie vainqueur de cette compétition l’an dernier avec une impressionnante fiche de 8-3 durant la saison des bowls 2016-2017.

Les bowls à regarder et les joueurs à suivre dans la première vague de match

Je sépare les bowls en deux vagues car le début de la saison consiste principalement de matchs de petites écoles. Ces matchs ne présentent pas un niveau de jeu élevé mais il peut y avoir tout de même de bons affrontements et des joueurs talentueux à observer. Personnellement, ces matchs m’offre la possibilité de voir à l’œuvre des futures étoiles de la NFL car nous savons que les bons joueurs ne viennent pas toujours des meilleures écoles. Carson Wentz en est la preuve parfaite cette année. Je vous propose donc 3 matchs intéressants et un joueur à surveiller dans chacun des matchs. Le prochain article sera dédié aux bowls majeurs de la nouvelle année. Bon football!

Cactus Bowl : Kansas State vs UCLA, 26 décembre, 21h00

Même si j’ai mentionné cet affrontement plus tôt comme étant ordinaire, il nous permettra quand même de voir Josh Rosen à l’œuvre pour une dernière fois dans l’uniforme bleu poudre des Bruins de UCLA. Le grand quart-arrière est grandement considéré comme un choix du haut de la première ronde par les experts. Il possède pratiquement tout ce que vous voulez d’un classique pocket passer. Il n’est pas entouré de grand talent à UCLA. D’ailleurs, les rumeurs courent que dû au changement d’entraîneur à UCLA à la fin de la saison (Jim Mora s’est fait mettre à la porte en faveur de Chip Kelly), Rosen pourrait décider de ne pas participer au match afin d’éviter une blessure. Si tel est sa décision, ce match devient très peu intéressant mais je crois qu’il peut bénéficier d’une dernière audition afin de possiblement supplanter Sam Darnold de USC comme quart-arrière numéro #1 du prochain repêchage. Quoique les Browns possèdent le premier choix à date…Peut-être pas une mauvaise idée de rester #2 dans ce cas?

Birmingham Bowl : Texas Tech vs USF, 23 décembre, midi

L’offensive de USF est classé 9eme au pays tandis que celle de Texas Tech est classée 17eme. Texas Tech est reconnu pour toujours avoir une mauvaise défensive alors on peut prévoir des points à la tonne. Si vous aimez les shootouts, ce match est pour vous. Le quart-arrière de dernière année de USF Quinton Flowers ressemble à Robert Griffin en version miniature. Lors du dernier match de sa saison contre UCF, il a lancé pour 503 verges et couru pour 102 avec 5 touchés au total. Malgré cette performance incroyable, son équipe a perdu. On peut se douter qu’il veut terminer sa carrière en beauté.

Frisco Bowl :SMU vs Louisiana Tech, 20 décembre, 20 :00

Un nom à retenir ici : Courtland Sutton. Le receveur de passes format géant est considéré par plusieurs experts comme LE meilleur receveur du repêchage de cette année et de l’année dernière. Mesurant 6 pieds 4 et pesant 216 livres, cet athlète possède tous les attributs pour être dominant dans la NFL. Julio Jones n’est pas une comparaison exagérée. Il est physique et possède assez de vitesse pour produire des jeux explosifs. Pour ceux qui iraient dire qu’il ne joue pas contre des équipes de premier plan, rappelons-nous que Randy Moss a joué pour Marshall, Terell Owens pour Tennessee-Chattanooga et Antonio Brown pour Central Michigan. Cet argument a toujours été exagéré selon moi et lorsqu’on regarde le film, il est facile de voir un joueur dominant, peu importe la compétition qui se retrouve devant lui. Pour un avant goût de ce joueur d’exception, voici un highlight :