Analyse des porteurs de ballon sélectionnés en première ronde.

L’époque où les porteur de ballon étaient jugés comme étant un mauvais choix de première ronde, semble révolue. Ça n’aura prit que 5 ans et Ezekiel Elliott pour que tous oubli à quel point Trent Richardson, David Wilson, Jahvid Best, Donald Brown et bien d’autres furent un désastre pour leurs équipes respectives!

Les 3 derniers porteurs a avoir été sélectionnés en première ronde (Elliott, Gurley, Gordon) on eu un impact immédiat (ou presque) pour les franchises ayant misé sur eux. Est-ce qu’on peut vraiment se fier sur seulement trois porteur?

Selon le tableau de valeurs approximatives (VA) au repêchage de www.FootballPerspective.com, nous pouvons comparer la valeur réel des 5 premières années de chacun des porteurs versus la valeur qu’on attend d’une telle sélection.

Au total 39 porteurs ont été sélectionnés en première ronde entre 2000 et 2012 (pour une raison d’analyse les porteurs plus jeune ne sont pas inclus). Divisons les porteurs en 3 catégories:

 Sélections de début de ronde (1 à 10)

  • 11 porteurs furent sélectionnés en début de ronde
  • 45% (5/11) des porteurs ont produit un côte positive.
  • Les trois meilleurs: 1. Ladainian Tomlinson +48,6 VA // 2. Adrian Peterson +28,7 AV // 3. Jamal Lewis 21,6 AV
  • Les trois pires: 1. Trent Richardson -16,2 VA // 2. Cedric Benson -10,6 VA // 3. Cadillac Williams -10,4 VA

Sélection de milieu de ronde (11 à 20)

  • 8 porteurs furent sélectionnés en milieu de ronde
  • 62% (5/8) des porteurs ont produit un côte positive
  • Les trois meilleurs: 1. Shaun Alexander +31,1 VA // 2. Ryan Matthews +13,4 VA // 3. Marshawn Lynch +10,4 VA
  • Les trois pires: 1. Ron Dayne -12,2 VA // 2. William Green -8,3 VA // 3. T.J. Duckett -3,3VA

Sélection de fin de ronde (21 à 32)

  • 20 porteurs furent sélectionnés en fin de ronde
  • 75% (15/20) des porteur ont produit un côte positive
  • Les trois meilleurs: 1. Chris Johnson +41,1 VA // 2. Joseph Addai +33,1 VA // 3. Steven Jackson +29,1 VA
  • Les trois pires: 1. David Wilson -12,3 VA // 2. Chris Perry -10,2 VA // 3. Trung Canidate -6,6 VA

 

Après analyse, quels sont les risques?

On peut constater qu’étrangement, plus l’équipe choisit son porteur tôt dans le repêchage, plus elle risque d’être perdante avec sa sélection. Selon nos analyses, lors des 16 dernières années, seulement deux porteurs sélectionnés dans les 4 premiers choix (position où plusieurs prévoit la sélection de Fournette) on offert une valeur approximative positive. Ses porteurs sont: Ezekiel Elliott (je touche du bois, ce n’est pas encore fait… mais en même temps, j’aurais aucun problème à jinxé les Boys) et Reggie Bush par la peau des fesses avec une valeur de +2,7. Les quatre autres porteurs sélectionnés entre la première et la quatrième position portent des côtes négatives.

Plus on approche la fin de la ronde plus les choix deviennent judicieux. La mise de départ étant moins élevée, c’est alors plus facile pour le porteur de dépasser les attentes. Est-ce que ces porteurs sont de moins bonne qualité? Pas vraiment, tout comme en début ou en milieu de ronde, on y retrouve plusieurs porteurs de franchise.

La valeur des porteurs comparativement aux autres positions

Quoi qu’on dise des porteurs de première ronde, ils ont une côte moyenne de VA positive. Le calcul étant porté sur les cinq premières années professionnel des joueurs les avantage. Contrairement à plusieurs positions, celle de porteur de ballon ne nécessite pas beaucoup d’adaptation. Ces joueurs sont appelés à produire immédiatement, rare sont les porteurs de premières ronde qui occupent un poste de second ou qui sont en phase d’apprentissage. Ayant l’espérance de carrière la plus courte du circuit, les porteurs se doivent de produire rapidement. Les entraîneurs et les directeurs généraux le savent aussi, c’est pourquoi ils tentent de tirer profit de leurs porteurs avant qu’il soit trop tard. Si nous allongions cette analyse au delà des cinq ans du contrat de recrue, probablement que la valeur des porteurs prendrait une baisse en comparaison aux autres positions. (Sujet d’une prochaine analyse?)

En conclusion, bonne ou mauvais décision?

Toutes les équipes aimeraient repêcher le prochain Tomlinson, Peterson ou même Elliott. Par contre, en se fiant à l’historique du repêchage, c’est vraiment un coup de dés! De plus, même si le paris s’avère gagnant rien n’empêche le porteur en question de se blesser tôt dans sa carrière (Voir Jahvid Best et David Wilson). Quand on voit des porteurs comme Leveon Bell (2013) et David Johnson (2015) sélectionnés respectivement en deuxième et troisième ronde, on comprend que les porteurs de franchise ne se trouve pas seulement en première ronde.

Nous croyons fermement qu’il vaut mieux être patient lors de la sélection d’un porteurs. Avec la présence de plusieurs bons porteurs dans le repêchage, il serait judicieux d’attendre en fin de ronde pour en choisir un. Par contre, comme les cowboys l’an dernier, certains se justifieront de choisir un porteur tôt sous le prétexte que c’est la pièce manquante pour gagner le superbowl (San Francisco et Jacksonville ce n’est pas de vous qu’on parle). On s’attend même à des transactions. Certaines organisations sont tellement affamées, qu’elless s’avanceront pour avoir la chance (ou la malchance) de repêcher un porteur. Une décision du genre a beaucoup plus de chance de rater que de réussir (Voir l’article sur les transactions au repêchage). C’est à parier que ces directeurs généraux joueront leurs emplois sur un pile ou face le 27 avril en sélectionnant Fournette, Cooks ou McCaffrey! Si votre emploi en dépendait, lequel prendriez-vous?

 

 

Le Spread offense, bon pour le spectacle ou mauvais pour le développement?

Le football offensif de la dernière décennie dans la NCAA ne peut être défini que par un seul mot: spread. Ce type de système offensif est maintenant rendu la norme. Si on ne joue pas une forme de spread offense, notre offensive est considérée comme trop prévisible ou simple.

Clemson, Oregon, Ohio State, Oklahoma, même l’intimidante Alabama a commencé à inclure des concepts spread à son offensive. Qu’est-ce que le spread offense en gros?

  • Formation shotgun pour la grande majorité des jeux
  • 4 receveurs et 1 porteurs de ballon (peut être adapté avec des ailiers rapprochés)
  • Jeux de sol qui se basent sur le read option: le quart-arrière a souvent l’option de garder le ballon pour courir ou lancer une passe courte
  • Jeux de passes rapides se basant sur le timing
  • Offensive souvent sans caucus utilisant les signaux des lignes de côtés pour appeler le jeu rapidement et empêcher les substitutions défensives et ainsi fatiguer la ligne défensive.

L’université Oregon est définitivement l’une des universités pionnières de ce style avec le fameux no-huddle de Chip Kelly. Avec ce style, Kelly avait la possibilité d’utiliser plusieurs joueurs interchangeables et garder son offensive fraîche et rapide. Les concepts étaient simples, le cahier de jeu petit. Le succès de cette offensive est basé sur les décisions rapides et le timing. Après trois quarts de ce tempo insoutenable, la majorité des défensives s’écroulaient et il n’était pas rare de voir Oregon marquer 4 touchés au 4ème quart pour cause de pure fatigue. Les autres équipes ont apprises et le style est maintenant répandu à travers les plus grosses universités du pays. Bien que ce style d’offensive ait fait explosé le tableau indicateur et offre des scores qui ressemblent à des scores de basketball plus qu’à des scores de football, le style n’est pas sans conséquence. En voici quelques-unes.

Le Pro Style QB est une espèce en voie d’extinction

Vu que ce style offensif mets les décisions dans les mains du coach, le quart-arrière se voit chargé de moins de responsabilités. Il n’appelle pas le jeu dans le caucus, il ne fait peu ou pas d’ajustements à la ligne de mêlée et sa lecture de couverture est souvent limité à une ou deux options. Après ça, il coure ou se débarrasse du ballon. Cela à pour cause d’offrir aux équipes NFL des quart-arrières handicapés des capacités nécessaires pour gérer une offensive pro. Jared Goff n’était certainement pas digne du premier choix l’an dernier. Pourtant, le fait qu’il vienne d’une offensive qui est considéré plus traditionnelle a fait exploser sa valeur aux yeux des équipes. Les équipes NCAA recherchent de plus en plus des athlètes à la position afin d’exceller dans ce type d’offensive. Ce type de joueur ne fait pas la transition au niveau professionnel de façon très constante.

Les joueurs de ligne offensive ne peuvent plus protéger le quart-arrière

Vu que cette offensive est basée sur le timing et les passes courtes, le nombre de joueurs de ligne offensive capable de protéger le quart-arrière sur un 7 step dropback se fait de plus en plus rare. Ces mastodontes sont habitués de protéger pendant 2 secondes et de se rendre au deuxième niveau ensuite. Demandez-leur de bloquer Khalil Mack pendant 4 secondes? Un gros bonne chance. Le standard pass protection est devenue très rare dans la NCAA. On veut souvent des joueurs de ligne athlétiques qui peuvent se déplacer et sont assez en forme pour soutenir le rythme de jeu effréné du sans caucus. Le jeu au sol en souffre aussi alors que le bon vieux power offense n’est presque plus. Stanford est une équipe qui le préconise encore et ce n’est pas une surprise que cette école produit des joueurs de ligne offensive de qualité année après année. Wisconsin, Iowa et LSU sont d’autres exemples.

Les receveurs de passes ne maîtrisent pas un arbre de tracés complet

Étant donné le style rapide de l’offensive, les arbres tracés du spread sont relativement simples. Les options routes sont très rares et règle générale, on ne demande pas au receveur de prendre des décisions relatives à la couverture devant lui. Cela devient un problème quand une équipe NFL désire avoir des concepts de passes variables selon la couverture (homme à homme VS zone). Les receveurs sortant du niveau collégial ne sont pas habitués à ces concepts et ne sont donc pas prêts à être sur le terrain rapidement. Personnellement, je trouve que c’est un des aspects qui est le moins considéré au repêchage et qui devrait l’être beaucoup plus. Le receveur coure vite….oui, mais peut-il comprendre mon cahier de jeux et contribuer rapidement?

La solution? Adapter son offensive

Les équipes NFL ne sont pas bêtes et l’influence du spread se voit partout dans la ligue maintenant. Il devient trop demandant d’attendre que les recrues apprennent les concepts, ils doivent contribuer dès maintenant. On garde donc les choses simples et on se croise les doigts pour avoir un bon quart-arrière entre les mains. Si on doit se contenter d’un quart-arrière médiocre, on lui propose des concepts connus et on essaie de lui rendre la vie plus facile. Un exemple parfait de cette stratégie est la progression de Dak Prescott cette saison.

Leonard Fournette au 2e rang?

Les partisants de la NFL attendent ce porteur depuis son année «Freshman». Un porteur comme il ne s’en fait plus, un vrai «old-school back»! Plusieurs équipes aimeraient mettre la main cet athlète. Par contre, pour le repêcher, il faudra bien se positionner dans le repêchage, car il ne sortira pas du top 10.

Les 49ers ont été très éloquents dernièrement à propos de leur deuxième choix. Il est disponible et s’ils ne l’échangent pas, San Francisco ont mentionné qu’ils repêcheraient peut-être Fournette. Nous ne croyons pas à cette rumeur. Par contre, ça met beaucoup de pression sur les équipes qui le convoitent.

Est-ce qu’un échange du genre pourrait être rentable?

Un deuxième choix au total a pour valeur approximative: 36,3 points pour les cinq premières années du joueur repêché. Ces années sont les plus importantes, car le joueur joue avec son salaire «abordable» de recrue. Pour avoir une idée de la production d’un porteur de premier plan durant les cinq premières années, voici quelques exemples comparables (Tous les RB sélectionnés top 10 first round de 2000 à 2011).

  • CJ Spiller 9e choix: 34 points (2010-2014)
  • Darren Mccfadden 4e choix: 30 points (2008-2012)
  • Adrian Peterson 7e choix: 58 points (2007-2011)
  • Ronnie Brown 2e choix: 36 points (2005-2009)
  • Cedric Benson 4e choix: 22 points (2005-2009)
  • Cadillac Williams 5e choix: 21 points (2005-2009)
  • LaDainian Tomlinson 5e choix: 80 points (2001-2005)
  • Jamal Lewis 5e choix: 53 points (2000, 2002-2005)
  • Thomas Jones 7e choix: 23 points (2000-2004)

Parmi les neuf porteurs sélectionnés dans le top 10, seulement trois ont surpassé la valeur associée à un deuxième choix (36,3 points). D’ailleurs, ce 30% des porteurs ont vraiment excédé les attentes d’une manière phénoménale.

Maintenant, mettons de côté le deuxième choix et prenons comme cible la septième position (valeur de 29,3 points). Dans ce cas ci, 60% des porteurs ont surpassé la production moyenne d’un joueur sélectionné à cette position. Donc, ça ferait beaucoup plus de sens que Fournette soit sélectionné entre la sixième et la huitième position. Connaissant l’engouement pour ce joueur, il ne faut pas se surprendre qu’il soit sélectionné plus tôt.

En conclusion, sélectionner Leonard Fournette avec le deuxième choix n’est pas une mauvaise décision en soit, pour les 49ers. Par contre, nous ne conseillons à aucune équipe de payer un surplus pour s’avancer dans le repêchage afin de sélectionner Fournette en deuxième position.

 

Richard Sherman aux Raiders??

Apparemment, Richard Sherman aurait jouer son dernier jeu à Seattle. Il aurait demandé à John Schneider de l’échanger.  Sherman est sans contesté le demi de coin le plus polarisé depuis Deion Sanders. Il est aussi le demi de coin le plus dominant depuis Darrell Revis (Oui oui, Patrick Peterson est super bon aussi).

Un joueur de se calibre, ça ne se trouve pas à tous les coins de rue! (Sauf si t’es les Patriots… Malcolm Butler) John Schneider le sait et il exige la totale en échange de son joueur vedette. Les premières demandes s’apparentaient à : Un très bon joueurs ainsi qu’un choix de permière ronde. Évidemment, personne n’a répondu à l’appel! La demande est maintenant à la baisse, elle serait maintenant: Un premier choix ainsi qu’un choix de 4e ronde.

Est-ce que cette demande est raisonnable? Allons voir.

(Pour bien comprendre le tableau, prenez connaissance de la Valeur Approximative ici)

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La valeur de Sherman semble en baisse depuis quelques années. En 2013, il a offert une valeur de 19 points au Seahawks (Sa meilleure saison en carrière), mais pour 2015 et 2016 combiné il n’a rapporté que 24 points.

Pour que l’échange soit rentable, il faudrait que les Raiders ou les Saints reçoivent une valeur approximative d’environ 13 points par saison, durant 2 ans (AV total d’environ 26 points). C’est une production que nous jugeons réaliste.

En conclusion, d’un point de vue de la valeur sur le terrain, les exigences de Seattle sont convenable. Richard Sherman devrait livrer une production similaire à la valeur des choix. Par contre, d’un point de vue administratif, en tenant compte de son salaire, c’est très cher payé!

Nous croyons que ce serait un bon échange pour Oakland. Le leadership que ce joueur peut apporter à cette jeune et talentueuse équipe vaux la peine, et ce, malgré le prix élevé. Pour ce qui est des Saints… on passerait à un autre appel.

La valeur approximative

Suite à l’article portant sur les valeurs des différents choix aux repêchages, certains lecteurs m’ont demandé: « comment peut-on donner une valeur à un choix si le joueur n’est pas encore sélectionné? ». C’est possible, grâce à la valeur approximative. C’est un outil que je trouve vraiment intéressant et que j’utilise beaucoup. Pour ceux qui ne le connaissaient pas, je vais vous le présenter.

On attribut le mérite de la création du premier outil d’approximation sportive à Bill James, un analyste de baseball. Cette méthode permettais d’avoir une idée de la valeur d’un joueur pour plusieurs saisons. Cette technique permet enfin d’avoir un point d’analyse commun pour des joueurs auparavant incomparable. De cette manière, on peut mettre des valeurs sur les différents choix au repêchage, positions, époques, etc.

C’est une découverte qui a changé à jamais le baseball (Moneyball, ça vous dit quelque chose?). Le blueprint créé, il ne restait qu’à l’importer à la NFL. Le seul hic, contrairement au baseball, le football est un sport statistiquement incomplet! La formule de Bill James se base sur des statistique au bâton. Quelqu’un connait des statistique de joueur de ligne offensive? Quelle statistique donne-t-on à un demi-défensif étoile auquel on ne lance aucun ballon dans sa direction?

On retrouve très peu de documentation sur le sujet, mais c’est à croire que les premières valeurs approximatives sont arrivées en 1990, ce qui coïnciderait avec la charte de Jimmy Johnson. Il est impossible de produire une telle charte sans l’apport d’une formule de valeurs approximatives.

Pour faire une histoire courte, une valeur est accordée pour chacune des saisons d’un joueur. Ensuite, tout au long de sa carrière, les valeurs sont additionnées. C’est donc dire, que pour une fois, nous pouvons statistiquement comparer: Reggie White (DE), Logan Mankins (OG) et Brett Favre (QB). Est-ce que c’est précis? Pour comparer seulement deux ou trois individus, non, pas vraiment. Par contre, lorsque le volume de comparaison est élevé, c’est ce qu’il y a de plus précis sur le marché. La possibilité de pouvoir comparer différentes positions crée beaucoup de possibilités.

En voici 2 exemples:

  • Pour connaitre la valeur d’un 25e choix, il suffit de faire la moyenne des valeurs approximatives des joueurs sélectionnés au 25e rang au cours des X nombre d’années précédentes. Le résultat sera la valeur qu’un directeur général peut s’attendre de recevoir d’un 25e choix.
  • On veut savoir si c’est plus risqué de repêcher un joueur de ligne offensive ou un receveur en première ronde. Il suffit de faire la moyenne des valeurs approximatives de tous les receveurs de première ronde des 10 dernières années, ensuite on fait la même chose avec les joueurs de ligne et on compare les résultats.

Si c’est un sujet qui vous intéresse, la méthode de valeur approximative la plus accessible pour les partisans de football est celle de Doug Drinen, le fondateur de Pro-Football-Reference. Vous pouvez trouver la méthodologie ainsi que plusieurs explications à l’adresse suivante : http://www.pro-football-reference.com/blog/index37a8.html.

 

Cleveland sélectionne Trubisky comme premier choix!?

Depuis quelques mois déjà, Myles Garrett (DE Texas A&M) est vue comme le meilleur joueur du repêchage 2017. Il a éliminé tous les doutes avec sa performance aux combines 2017. Depuis hier, une rumeur cours que les Browns hésiteraient entre lui et Mitch Trubisky (QB North Carolina).

N’oubliez pas que les Browns possède aussi le 12e choix, de même que plusieurs choix dans les rondes ultérieurs. Selon plusieurs, la meilleur décision pour les Browns serait de sélectionner un QB avec le 12e choix.

Il est encore incertain qu’un quart-arrière soit sélectionné dans le top 10. Si les Browns veulent vraiment Trubisky, ils ont tous ce qu’il faut dans leur banque de choix pour faire une transaction qui les positionnerait entre le 5e et le 10e choix pour le sélectionner. Sachant que certains recruteurs préfèrent Kizer, d’autres Watson et d’autres Trubisky, il serait insensé que Cleveland divulgue leurs intentions.

En conclusion, nous ne croyons pas à cette rumeur. Il doit s’agir d’une manipulation de média. Si Cleveland veut avoir une chance de sélectionner Trubisky avec le 12e ou même plus tôt à l’aide d’une transaction, il serait stupide de laisser couler cette information. Est-ce que l’information vient vraiment de Cleveland? Peut-être tentent-ils de créer un engouement pour Trubisky, pour mieux sélectionner un autre quart-arrière? Venant des Browns…. difficile d’en être sur.

Pourquoi certaines équipes préfèrent reculer dans l’ordre de sélection au repêchage?

Le Repêchage de la NFL arrive à grand pas! À vrai dire, il reste moins d’un mois avant le grand jour. Tous les fans des équipes n’ayant pas participer aux séries éliminatoires, attendent cette journée depuis le mois de janvier.  Pour d’autre, , qui souhaitent avoir le premier choix overall, dès le mois de septembre, cette date se fait attendre avec impatience. Et Oui, les admirateurs des Browns (si vous existez) et des 49ers c’est de vous que je parle!

En fait, on essaye d’expliquer à notre blonde que le 27 avril on ne pourra pas allez souper dans la belle-famille parce que c’est les sélections de première ronde! On doit absolument l’écouter à la télé avec une bonne bière et des chips. Évidemment… On finit par perdre l’argumentaire et on se contente de suivre le repêchage via notre cellulaire. Notre plan de match, essayer de synchroniser une excursion à la toilette au bon moment pour être certain de ne pas manquer le moment tant attendu: le choix de première ronde de notre équipe!

Comme un vrai Bill Belichick, on réussit à gérer le timing de notre souper parfaitement. On se présente à la toilette, en se disant : «Mon équipe va peut-être repêcher Fournette, McCaffrey ou Mixon. C’est aujourd’hui que mon équipe reprend le cap de la victoire!!!».

Finalement, la sélection ne vient pas, ton plat refroidit, ta blonde s’impatiente et ton beau-père fait des jokes sur le temps que tu passes sur le bol. *Breaking news* Le cauchemar de tous fans, ton équipe échange ton choix de première ronde pour deux ou trois choix dans les rondes ultérieures.

Puis, tu reviens à la table; démolis. Tu ne comprends pas ce qui s’est passé… Mais ne t’inquiète pas, je vais t’expliquer dès maintenant pourquoi!

Chacune des équipes de la NFL possède sa propre vision des repêchages. Certains directeurs généraux cherchent de la valeur, certains veulent combler des besoins et d’autres sabotent leurs repêchages année après année (Al davis, que Dieu ait ton âme).

Peu importe la vision d’un directeur général sur le repêchage, tous s’entendent pour donner une valeur approximative à chacun des choix. La table des valeurs la plus populaire est celle de Jimmy Johnson (ancien entraîneur de la NFL). Elle a été conçue lorsque Johnson était en charge des Cowboys de Dallas dans les années 90. À l’aide de cette charte, les Cowboys ont réussi à mettre la main (à deux reprises) sur le trophée Lombardi. À l’ère de l’analytique dans les sports, il existe probablement plusieurs autres chartes plus actuelles.

Voici la charte des échanges de choix au repêchage de JJ:

(Cliquez pour agrandir)

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Comme exemple, analysons l’échange que Denver ont conduit avec Seattle lors du repêchage de 2016. On pourra observer, au moment de l’échange, avait plus de chance de sortir gagnant à long terme. (Parce que rendut en 2017, on va se le dire… Denver c’est planté)

Seattle cède: 26e choix (700 pts)

Denver cède: 31e choix (600 pts) + 94e choix (124 pts)

Maintenant, si on additionne la valeur des deux choix de Denver on peut constater que Seattle sort victorieux de cet échange, par 24 points, selon la charte Jimmy Johnson.

Le quartier général de Denver était assurément conscient que cet échange était statistiquement perdant. Par contre, le besoin de repêcher un quart-arrière suite à la retraite de Peyton Manning et au départ du fabuleux Brock Osweiller les a poussés à prendre un pari. Ce pari étant que Lynch ne serait plus disponible au 31e rang et que sa valeur serait supérieure aux 724 points que Denver a investi dans l’échange.

D’ailleurs, connaissant la situation des Broncos à l’aube du repêchage de 2017, le recruteur en chef doit se ronger les ongles. Espérons pour lui que Paxton Lynch détrônera Trevor Siemian comme quart-arrière partant d’ici la fin de la prochaine saison. Sinon, il devra fort probablement se trouver un nouvel emploi.