« De CIS à U SPORTS, REALLY? »

Cela fait maintenant 2 ans que le Réseau du Sport Universitaire canadien a décidé de se faire une petite cure de jeunesse, de CIS à USPORT! Je me souviens que je faisais partie de ces personnes à la mentalité légèrement archaïque qui n’approuvaient pas ce changement d’appellation, car je n’aime pas le fait de changer une appellation utilisée déjà depuis plusieurs années et qui faisait, selon mon avis, très sérieux pour le remplacer par des mots à une consonance plus «agressive », plus « cool », plus « jeune », plus « Américaine »… Whatever, peu importe l’adjectif name it! Honnêtement, je me fous royalement du nom du circuit universitaire. D’un autre côté, cette modification démontrait peut-être un intérêt soudain du réseau universitaire de vouloir se moderniser, s’adapter au changement de popularité et de contribuer à l’émergence de plusieurs sports.

Deux ans plus tard, la saison de football universitaire québécoise tire à sa fin et je dois l’avouer, j’ai l’impression que le « USPORT » et la « RSEQ » ont raté le bateau. Pour un amateur de football, la présente saison dans le RSEQ était d’un ennuie soporifique. (à l’exception de la Dunsmore, Match of the year 🙂 )

Il est important de préciser que ce n’est pas d‘un manque de joueurs de qualité ou de coaching staff que je parle ici. Les étudiants athlètes des quatre coins du pays et les intervenants qui les entourent performent à un très haut niveau et ils repoussent les limites année après année. Il s’agit plutôt d‘un manque dans la structure même de chacune des divisions, d’une inégalité dans les programmes, ainsi, que d’une peur que certaines universités ont d’investir dans un équipe alors que leur région regorge de programmes de football mineur.

Parité et renouveau

À plusieurs reprises au cours des dernières années, le sujet qui revenait le plus souvent sur la table était d’établir une division 1 pan-cannadienne. L’idée est plutôt intéressante si l’on considère que les programmes les plus fortunés et les plus forts (drôle de coïncidence) seront réunis entre eux.

Donc, imaginons une division 1 constituée de ces équipes: Rouge et Or (Laval), Carabins (Montréal), Huskies (Saint- Marys), Dinos (Calgary), Thunderbird (UBC), Bison (Manitoba), Mustangs (Western), Marauders (McMaster), Gryphons (Guelph), Golden Gaels ( Queen’s).

Malheureusement, si on soustrait 8 à 10 équipes des divisions canadiennes, le RSEQ et ses homologues auront un réel besoin de nouvelles équipes. Cela n’est pas une mauvaise chose en soit, car il y a 32 équipes collégiales au Québec, sans compter les programmes civils et juniors. Cela constitue un bassin assez grand pour avoir un minimum de 4 équipes de plus dans le RSEQ. Les Patriotes de L’UQTR, les Citadins de L’UQAM et le Génie de L’ETS seront les 3 premiers candidats en lice sans l’ombre d’un doute. Sachez que L’ETS a déjà quelques saisons de disputées dans les ligues civiles. En ce qui concerne les « UQ », des problèmes de gestion des finances auraient fait avorter les projets à chaque tentative.
A voir en détail ici : https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1000286/pas-de-retour-du-football-universitaire-a-luqtr

Imaginons un peu plus loin, dans une perceptive d’encadrement et de progression. Certaines équipes D1 seraient associées à une équipe D2 (un peu comme un club-école). Certains « Redshirt » pourraient joindre l’équipe de division 2 pour s’améliorer en vue d’une future saison dans le D1. Bref, peut-être que je divague, mais, avouer que le système actuel ne fonctionne pas …. Vous? Que proposez-vous?